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	<title>BORZUYA UNIVERSITY &#187; Chimie</title>
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		<title>Chapitre 12 : les méthods spectroscopiques</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 19:06:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les méthodes spectroscopiques sont destinées à déterminer la composition des échantillons contenant une ou plusieurs espèces sur la base de leurs niveaux d&#8217;énergie. Nous avons vu que les électrons des atomes n&#8217;ont pas accès à toutes les valeurs de l&#8217;énergie. Ils sont limités à quelques valeurs de l&#8217;énergie, l&#8217;énergie&#8217;S (niveaux orbitales 1s, 2s, 2p, etc), [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les méthodes spectroscopiques sont destinées à déterminer la composition des échantillons contenant une ou plusieurs espèces sur la base de leurs niveaux d&rsquo;énergie. Nous avons vu que les électrons des atomes n&rsquo;ont pas accès à toutes les valeurs de l&rsquo;énergie. Ils sont limités à quelques valeurs de l&rsquo;énergie, l&rsquo;énergie&rsquo;S (niveaux orbitales 1s, 2s, 2p, etc), sur lesquels ils sont distribués suivant la règle de Fermi en commençant par les niveaux d&rsquo;énergie avec des énergies plus faibles et en remplissant les niveaux jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il n y ai plus d&rsquo;électrons à placer.</p>
<p style="text-align: justify;">Les électrons de plus haute énergie peuvent être excités et atteindre les orbitales d&rsquo;énergies plus élevées si elles reçoivent le montant exact des AE de l&rsquo;énergie séparant les deux niveaux d&rsquo;énergie, sous forme de chaleur ou de photons. Nous disons que l&rsquo;électron passe de son état fondamental à un état excité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro1.png" rel="lightbox-0"><img class=" size-full wp-image-5916 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro1.png" alt="spectro1" width="666" height="399" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Quand un électron excité revient à son état fondamental il génère un photon avec la même énergie AE = hv. La fréquence du photon est caractéristique de l&rsquo;atome ou de la molécule à partir de laquelle il est émis. La ν de fréquences, comme une unité de mesure, est le nombre de fois que le processus se produit sur une période d&rsquo;une seconde. Dans le cas des photons c&rsquo;est le nombre d&rsquo;ondes  qui passe par un point durant une seconde (unités : Hertz). La longueur d&rsquo;onde λ = c/ν est la longueur d&rsquo;une onde ou la distance entre deux sommets, en mètres. Le nombre d&rsquo;onde n est égal à l&rsquo;inverse de la longueur d&rsquo;onde (1/λ, les unités : cm-1). La différence entre la fréquence et le nombre d&rsquo;onde est que le nombre d&rsquo;onde n&rsquo;a rien à voir avec la vitesse de l&rsquo;onde. Il est donc utile pour des situations où la vitesse ou la fréquence ne sont pas fixes.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple lorsque nous chauffons un métal il change de couleur parce que les électrons excités émettent des photons dans la gamme du visible. Le spectre du visible est composé de toutes les couleurs que les humains peuvent voir. Chaque couleur correspond à un photon d&rsquo;une longueur d&rsquo;onde donnée. Le violet est la couleur visible avec la plus petite longueur d&rsquo;onde (390 nm) ou le plus grand nombre d&rsquo;ondes et le rouge est la couleur visible qui possède la plus grande longueur d&rsquo;onde (780 nm) ou le plus petit nombre d&rsquo;onde. Ironiquement la couleur que nous voyons sur un matériau donné n&rsquo;est pas la couleur que le matériau absorbe mais plutôt les  couleurs qui n&rsquo;ont pas été absorbées et qui sont donc réfléchies par le matériau vers notre œil.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro2.png" rel="lightbox-1"><img class="alignnone size-full wp-image-5917" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro2.png" alt="spectro2" width="804" height="248" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les radiations ne sont pas limitées au spectre visible. Il existe des photons de longueur d&rsquo;onde au-dessus de 780 nm et en-dessous de 390 nm. Les radiations avec un nombre d&rsquo;onde plus petite (la longueur d&rsquo;onde plus grande) que le spectre visible sont appelées infrarouge (le rouge étant la couleur avec le plus petit nombre d&rsquo;onde = une avec la plus grande longueur d&rsquo;onde). Si nous continuons de diminuer le nombre d&rsquo;onde (ou d&rsquo;augmenter la longueur d&rsquo;onde) nous atteignons les micro-ondes, puis les ondes radio. De l&rsquo;autre côté du spectre visible l&rsquo;on retrouve les rayonnements ultraviolets (le violet le plus grand nombre d&rsquo;onde ayant le spectre visible), puis les rayons X et les rayons gamma enfin. Comme l&rsquo;énergie d&rsquo;un photon est E = hv les photons gagnent de l&rsquo;énergie quand nous allons à partir des ondes radio vers les rayons gamma. Les rayons X ont assez d&rsquo;énergie pour extraire un électron profond (pas d&rsquo;électron de valence) à partir d&rsquo;un atome. Pas besoin de dire les dommages que les rayons gammas, à partir d&rsquo;éléments radioactifs, peuvent faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les transitions électroniques dont nous avons parlé précédemment correspondent à des radiations dans l&rsquo;UV/spectre visible. Ces transitions ne sont pas les seules transitions qui peuvent avoir lieu. Entre chaque niveau électronique nous trouvons les niveaux de vibration et entre les niveaux de vibrations, nous trouvons les niveaux de rotation. Les transitions entre les niveaux de vibration sont de l&rsquo;ordre de l&rsquo;IR tandis que les transitions du niveau de rotations sont dans la gamme des micro-ondes. Ces transitions conduisent à une émission de chaleur et c&rsquo;est exactement comme ça que le four à micro-ondes fonctionne: la nourriture est bombardée par des radiations dans la gamme des micro-ondes et la rotation des molécules de la nourriture  génère le chauffage de celle-ci.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La spectroscopie</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;absorption des radiations d&rsquo;une solution dépend donc de sa composition. Nous pouvons mesurer si une solution absorbe un rayonnement donné ou comment cette solution émet des photons lorsque ses molécules sont excitées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La spectroscopie d&rsquo;absorption</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;absorbance A d&rsquo;une solution est sa capacité à bloquer/absorber les radiations. L&rsquo;absorbance A dépend de la longueur d&rsquo;onde(λ) du rayonnement.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro3b.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-5963" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro3b.png" alt="spectro3b" width="849" height="302" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;on considère un rayon entrant avec une intensité I<sub>0</sub> qui se dirige vers une cellule de longueur b contenant une solution avec une concentration c, l&rsquo;intensité I du rayonnement derrière la cellule est réduite par dI proportionnellement à la longueur de la cellule (une cellule plus longue absorbe plus) et de la concentration de la solution (une solution plus concentrée absorbe plus).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro4.png" rel="lightbox-3"><img class=" size-full wp-image-5949 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro4.png" alt="spectro4" width="121" height="25" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">E est le coefficient d&rsquo;absorbance de la solution qui ne dépend pas de la concentration ni sur la taille de la cellule et dc est la concentration de la solution à travers laquelle le rayon passe, à savoir la différence de concentration entre l&rsquo;intérieur et l&rsquo;extérieur de la cellule. Nous pouvons réécrire cette expression comme :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro5.png" rel="lightbox-4"><img class=" size-full wp-image-5950 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro5.png" alt="spectro5" width="119" height="51" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">et on peut intégrer dI et dc entre l&rsquo;émission du rayon et sa détection, soit à partir de I = I<sub>0</sub>  à I = I et de c = 0 à c. Il donne :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro6.png" rel="lightbox-5"><img class=" size-full wp-image-5951 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro6.png" alt="spectro6" width="315" height="55" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;absorbance est donc donnée par la loi de <strong>Beer-Lambert</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro7.png" rel="lightbox-6"><img class=" size-full wp-image-5952 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro7.png" alt="spectro7" width="167" height="45" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">On peut aussi définir la transmittance qui est T = I/I<sub>0</sub>.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;absorbance est donc directement proportionnelle à la concentration de la solution. Des déviations de la ligne droite peuvent être observées pour les solutions concentrées (c≠activité) ou si certaines molécules de l&rsquo;échantillon sont impliquées dans un équilibre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les parois de la cellule sont fabriquées de telle manière à laisser passer un maximum de rayons. Ils sont généralement en quartz (transparent entre 200 et 380 nm). Une variation de l&rsquo;intensité du rayon peut cependant être observée mais peut être déterminée en utilisant une solution blanche, à savoir une solution contenant seulement le solvant, avec c = 0 ou une référence. Le détecteur peut être configuré pour définir T = 1 (ou A = 0) avec la solution &laquo;&nbsp;blanc&nbsp;&raquo;. Comme l&rsquo;absorbance est directement proportionnelle à la concentration de la solution on peut déterminer la concentration de l&rsquo;échantillon si nous avons mesuré l&rsquo;absorbance de notre solution blanc et d&rsquo;une solution étalon dont la concentration est connue.</p>
<p style="text-align: justify;">Si plusieurs espèces se trouvent dans la solution l&rsquo;absorbance est la somme des absorbances individuelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro8.png" rel="lightbox-7"><img class=" size-full wp-image-5953 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro8.png" alt="spectro8" width="215" height="31" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour déterminer les concentrations nous avons besoin de répéter l&rsquo;expérience avec plusieurs longueurs d&rsquo;onde. Ne pas oublier que l&rsquo;epsilon dépend de la longueur d&rsquo;onde.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro9.png" rel="lightbox-8"><img class=" size-full wp-image-5954 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/11/spectro9.png" alt="spectro9" width="260" height="64" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons ainsi déterminer C1 et C2 si les ε<sub>i</sub> sont connus.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Installation expérimentale :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;instrument est composé de 5 grandes parties :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; une source stable de l&rsquo;énergie rayonnante.<br />
&#8211; un dispositif transparent destiné à contenir l&rsquo;échantillon.<br />
&#8211; un système pour sélectionner une gamme de spectre.<br />
&#8211; un détecteur qui peut transformer le signal lumineux en un signal électrique.<br />
&#8211; un dispositif pour traiter le signal.</p>
<p style="text-align: justify;">La source du rayon doit être une lampe <span style="text-decoration: underline;">monochromatique</span> envoyant uniquement des photons de longueur d&rsquo;onde donnée. Il peut être par exemple une lampe à cathode creuse ou une source laser. Cependant il y a toujours une petite gamme de longueurs d&rsquo;ondes qui est émise. L&rsquo;impact peut être limité si la longueur d&rsquo;onde est de sorte que les coefficients de ε  ne varient pas trop sur cette gamme de longueurs d&rsquo;onde.</p>
<p style="text-align: justify;">La cellule est généralement en quartz et sa taille est généralement de 1 cm de long pour la spectroscopie des solutions. Pour les gaz l&rsquo;épaisseur est comprise entre 1 et 100 mm mais le rayon peut passer plusieurs fois dans la cellule, avec l&rsquo;utilisation de miroirs, donnant <span style="text-decoration: underline;">chemins optiques</span> jusqu&rsquo;à 120m. Il est également possible de permettre un écoulement de gaz.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">La sélection de la longueur d&rsquo;onde est réalisée par une combinaison de prismes/miroirs et les lacunes (gaps) minces</span>. Les prismes séparent les longueurs d&rsquo;onde de la lumière incidente et les<span style="text-decoration: underline;"> lacunes (gaps)</span> permettent seulement une petite gamme de longueurs d&rsquo;onde pour passer vers le détecteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le détecteur peut également introduire des erreurs dans la mesure. L&rsquo;intensité relative de ces erreurs est grande lorsque A →0  ou lorsque A est grand. Encore une fois, un bon choix de longueur d&rsquo;onde limite les erreurs expérimentales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Spectroscopie moléculaire :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une autre façon d&rsquo;utiliser les propriétés d&rsquo;absorption des solutions consiste à balayer une gamme de longueurs d&rsquo;onde et à détecter l&rsquo;absorbance. Il nécessite une source de lumière capable de changer de longueur d&rsquo;onde. S&rsquo;il n&rsquo;y avait que les niveaux électroniques nous obtiendrions des rayons discrets correspondants à la quantité exacte d&rsquo;énergie de la transition entre l&rsquo;état fondamental de l&rsquo;électron et un état excité. Cependant les sous-niveaux de rotation et de vibration transforment les rayons en bandes. Les bandes sont amincies si nous effectuons la spectroscopie des gaz. Dans le cas de la spectroscopie d&rsquo;absorption UV-visible, cette technique est surtout utilisée quantitativement. Par exemple nous pouvons suivre l&rsquo;évolution d&rsquo;une réaction à travers le spectre d&rsquo;absorbance. Si les produits et les réactifs absorbent à différentes longueurs d&rsquo;onde, l&rsquo;intensité des pics  caractéristiques des produits augmente avec le temps tandis que les sommets des réactifs diminuent en taille.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800080;">Chromophore :</span> </strong>c&rsquo;est un groupe organique insaturé covalent qui absorbe dans l&rsquo;UV (ex: C = C, C = O, NO<sub>2</sub>) avec des électrons qui peuvent être délocalisés. Les photons excitent les électrons qui sautent entre les niveaux d&rsquo;énergie qui sont des orbitales π étendues, créés par une série d&rsquo;alternance de liaisons simples et doubles, souvent dans des systèmes aromatiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800080;">Auxochrome :</span></strong> un groupe saturé avec des électrons libres qui modifient l&rsquo;intensité et la longueur d&rsquo;onde de l&rsquo;absorption lorsqu&rsquo;il est lié à un chromophore.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800080; text-decoration: underline;">Déplacement bathochromique :</span></strong></span> déplacement de l&rsquo;absorption vers les longueurs d&rsquo;onde plus grande (déplacement vers le rouge) en raison d&rsquo;un effet de solvant ou d&rsquo;une substitution.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #800080; text-decoration: underline;">Déplacement hypsochromique :</span></strong></span> déplacement de l&rsquo;absorption vers les longueurs d&rsquo;onde plus petites (déplacement vers le bleu) en raison d&rsquo;un effet de solvant ou d&rsquo;une substitution.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800080;">Hyperchromicité :</span></strong> augmentation de l&rsquo;intensité de l&rsquo;absorption.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800080;">Hypochromicité :</span></strong> diminution de l&rsquo;intensité de l&rsquo;absorption.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Chapitre 11 : Réactions de substitution sur les cycles aromatiques</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 19:47:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les cycles aromatiques, tels que le benzène, sont très stables en raison de leur énergie de résonance. Par conséquent, il est très difficile d&#8217; &#171;&#160;ouvrir&#160;&#187; le cycle habituel par une réaction d&#8217;addition. Au lieu de réactions d&#8217;addition, on observe des réactions de substitution. Le mécanisme comporte deux étapes. 1) la première étape est l&#8217;attaque électrophile [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les cycles aromatiques, tels que le benzène, sont très stables en raison de leur énergie de résonance. Par conséquent, il est très difficile d&rsquo; &laquo;&nbsp;ouvrir&nbsp;&raquo; le cycle habituel par une réaction d&rsquo;addition.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro1.png" rel="lightbox-0"><img class="alignnone size-full wp-image-5800" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro1.png" alt="aro1" width="920" height="339" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de réactions d&rsquo;addition, on observe des réactions de substitution. Le mécanisme comporte deux étapes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro2b.png" rel="lightbox-1"><img class="alignnone size-full wp-image-5848" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro2b.png" alt="aro2b" width="761" height="176" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">1) la première étape est l&rsquo;attaque électrophile d&rsquo;une liaison π sur un électrophile. Comme cette étape implique la perte d&rsquo;aromaticité du substrat, cette étape est lente et l&rsquo;étape de détermination de la réaction. Le produit de cette étape est appelé un intermédiaire de Wheland ou un ion arénium.<br />
2) la deuxième étape comprend l&rsquo;enlèvement d&rsquo;un proton du cycle pour régénérer l&rsquo;aromaticité. Cette étape est rapide.<br />
La plupart des électrophiles doivent être activés pour permettre à la première étape de la réaction de se faire. Elle se fait par un acide de Lewis</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Halogénation :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">FeBr3 et AlCl3  peuvent être utilisés comme acides de Lewis pour lier un atome d&rsquo;halogène (Br et Cl respectivement) sur un noyau benzénique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro3.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-5802" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro3.png" alt="aro3" width="843" height="131" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ils améliorent le caractère électrophile de l&rsquo;halogène qui peut désormais être attaqué par le substrat aromatique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro4b.png" rel="lightbox-3"><img class="alignnone size-full wp-image-5827" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro4b.png" alt="aro4b" width="953" height="129" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">FeBr<sub>4</sub><sup>&#8211;</sup> agit comme une base pour prendre un proton et fermer l&rsquo;anneau.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le tableau suivant nous pouvons trouver des énergies de liaison impliquées dans le processus pour les halogènes. Sur la gauche nous avons les énergies pour les réactifs et dans la colonne du milieu nous avons les énergies pour les produits. L&rsquo;enthalpie de réaction est représentée sur la colonne de droite.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro5.png" rel="lightbox-4"><img class="alignnone size-full wp-image-5823" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro5.png" alt="aro5" width="691" height="165" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si nous jetons un coup d&rsquo;oeil à la variation de l&rsquo;énergie impliquée par une halogénation, nous voyons que l&rsquo;enthalpie de réaction est positive pour l&rsquo;iode. La réaction n&rsquo;est donc pas faite. La réaction est très exothermique pour F2. En fait cette réaction est explosive, Pour Cl et Br, nous avons besoin d&rsquo;utiliser des catalyseurs (les acides de Lewis).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La sulfonation et la nitration :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">SO3 et NO2+ sont suffisamment électrophiles pour se lier à un cycle aromatique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La nitration :</span></strong><br />
<a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro6.png" rel="lightbox-5"><img class=" size-full wp-image-5830 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro6.png" alt="aro6" width="1026" height="110" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro6.png" rel="lightbox-5"><img class="alignnone size-full wp-image-5829 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro7.png" alt="aro7" width="753" height="138" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le nitrate peut être réduit de façon sélective pour obtenir une amine</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Sulfonation :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;atome de soufre est électrophile en raison du caractère  électrocapteur des oxygènes. Cependant la réaction est réversible en présence d&rsquo;eau pour former de l&rsquo;acide sulfurique. Ce processus est exothermique et on devrait garder un oeil sur lui.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro8.png" rel="lightbox-7"><img class=" size-full wp-image-5839 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro8.png" alt="aro8" width="904" height="198" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous produisons des détergents à partir de l&rsquo;acide benzènesulfonique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro9.png" rel="lightbox-8"><img class=" size-full wp-image-5840 alignnone" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro9.png" alt="aro9" width="1008" height="131" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Et à partir de ce point, nous pouvons produire des sulfamides qui sont généralement de bons antibiotiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro10.png" rel="lightbox-9"><img class="alignnone size-full wp-image-5841" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro10.png" alt="aro10" width="934" height="145" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La première de ce genre était le Prontosil (4 &#8211; [(2,4-diaminophényl) azo] benzènesulfonamide) en 1932, développé par Domagk chez Bayer, qui a remporté un prix Nobel de médecine pour elle en 1939. Le programme de recherche a été conçu pour rechercher des agents qui pourraient agir comme médicaments antibactériens dans le corps. La découverte et le développement de ce premier sulfamide ont ouvert une nouvelle ère en médecine. Voici d&rsquo;autres exemples d&rsquo;agents antibactériens :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro11.png" rel="lightbox-10"><img class="alignnone size-full wp-image-5842" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro11.png" alt="aro11" width="1007" height="391" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Alkylation de Friedel-Crafts :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction, comme son nom l&rsquo;indique, permet de lier une chaîne sur un cycle aromatique. La chaîne qui doit être ajoutée doit avoir un carbone électrophile. Encore une fois nous avons besoin d&rsquo;un acide de Lewis pour faire cette réaction. La première étape est l&rsquo;activation de l&rsquo;halogénoalcane par l&rsquo;acide de Lewis.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro12b.png" rel="lightbox-11"><img class="alignnone size-full wp-image-5849" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro12b.png" alt="aro12b" width="920" height="184" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite le cycle attaque l&rsquo;alcane, éjectant l&rsquo;acide de Lewis halogène. Le produit de cette étape est appelé un intermédiaire de Wheland ou un ion arénium. Cette étape est l&rsquo;étape de détermination de la réaction impliquant l&rsquo;ouverture de la bague en raison de l&rsquo;attaque électrophile. Un proton est prise par l&rsquo;acide de Lewis halogéné pour donner l&rsquo;aromaticité avant avec la récupération de l&rsquo;acide de Lewis et la libération d&rsquo;un acide. Cette étape est rapide par rapport à l&rsquo;étape précédente. Comme résultat global nous avons ajouté une nouvelle chaîne de carbone sur le noyau phényle.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;halogène sur la chaîne ajoutée n&rsquo;est pas obligatoire. Un alcool ou d&rsquo;autres précurseurs de carbocations peuvent aussi faire le travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro13.png" rel="lightbox-12"><img class="alignnone size-full wp-image-5844" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro13.png" alt="aro13" width="715" height="268" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;alkylation peut être intramoléculaire si elle aboutit à un nouveau cycle.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro14.png" rel="lightbox-13"><img class="alignnone size-full wp-image-5845" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro14.png" alt="aro14" width="589" height="168" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333300;"><strong>Les limitations de la méthode :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333300;">Le groupe alkyle qui a été ajouté au groupe phényle est un groupe donneur inductif. Cela signifie qu&rsquo;il donne une partie de sa charge au phényle en augmentant sa capacité à attaquer les carbones électrophiles. En conséquence le processus d&rsquo;alkylation ne cesse pas après l&rsquo;ajout d&rsquo;une chaîne si il y a encore de la place sur le phényle pour accueillir de nouvelles chaînes (nous verrons </span>un peu plus tard sur quelle position, quel groupe peut être ajouté).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro15.png" rel="lightbox-14"><img class="alignnone size-full wp-image-5846" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro15.png" alt="aro15" width="860" height="269" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une seconde limitation est le réarrangement du carbocation (comme d&rsquo;habitude).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Acylation de Friedel-Crafts</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">La différence entre l&rsquo;alkylation et l&rsquo;acylation est que, pour ce dernier l&rsquo;électrophile est un cation d&rsquo; <span style="text-decoration: underline;">acylium,</span> conduisant à l&rsquo;addition de -C = O-R sur le noyau phényle.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro16.png" rel="lightbox-15"><img class="alignnone size-full wp-image-5853" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro16.png" alt="aro16" width="402" height="168" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ion acylium est obtenu à l&rsquo;aide d&rsquo;un acide de Lewis</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro17.png" rel="lightbox-16"><img class="alignnone size-full wp-image-5854" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro17.png" alt="aro17" width="844" height="94" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le reste du processus est identique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro18.png" rel="lightbox-17"><img class="alignnone size-full wp-image-5855" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro18.png" alt="aro18" width="645" height="146" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, il n&rsquo;y a pas de polyacylation parce que le groupe carbonyle est un capteur inductif et mésomère en prenant des électrons du cycle. Il est possible de réduire la cétone avec la réaction de Clemmensen ou de Wolff-Kishner.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La régiosélectivité :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un benzène qui porte déjà un groupe peut être attaqué sur 3 positions non équivalentes : ortho, méta et para. Certains groupes peuvent orienter la réaction vers les positions ortho ou para et d&rsquo;autres groupes vers la position meta.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Effet mésomère :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;effet mésomère est la possibilité pour un hétéroatome de partager une paire solitaire avec des atomes voisins. Par exemple O et N sont des donateurs mésomères. Ils peuvent stabiliser les carbocations par le partage d&rsquo;un de leurs paires seules qui contrebalancent la charge positive. Ils améliorent également le caractère nucléophile des liaisons doubles. Nous notons les donateurs mésomères par  +M.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro22.png" rel="lightbox-18"><img class="alignnone size-full wp-image-5856" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro22.png" alt="aro22" width="694" height="330" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les groupes peuvent également être accepteurs mésomères et sont notés -M. Par exemple, le groupe NO2 est un accepteur mésomère parce qu&rsquo;il a une forme de résonance qui peut garder la charge supplémentaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro21.png" rel="lightbox-19"><img class="alignnone size-full wp-image-5857" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro21.png" alt="aro21" width="434" height="177" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Notez que l&rsquo;oxygène peut être mésomère donneur ou accepteur en fonction du groupe dans lequel il est et la structure de la molécule.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro23.png" rel="lightbox-20"><img class="alignnone size-full wp-image-5858" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro23.png" alt="aro23" width="435" height="139" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Effet inductif :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque deux atomes ont une électronégativité différente, il y a un déplacement d&rsquo;électrons de l&rsquo;atome moins électronégatif vers l&rsquo;atome plus électronégatif. Les groupes ou atomes peuvent donc prendre ou donner des électrons depuis ou vers les atomes voisins. Les atomes ou groupes qui prennent les électrons du reste de la molécule sont des accepteurs  inductifs et sont notées -I. Ils déstabilisent les carbocations et les charges positives et peuvent augmenter le caractère électrophile de l&rsquo;atome avec lequel ils sont liés. Par exemple, le carbone d&rsquo;un carbonyle donne une partie de sa charge à l&rsquo;oxygène et porte une accusation partielle positif δ+. Un nucléophile est donc enclin à attaquer ce carbone.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro24.png" rel="lightbox-21"><img class="alignnone size-full wp-image-5859" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro24.png" alt="aro24" width="202" height="161" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les atomes qui sont moins électronégatifs que le carbone vont donner une partie de leur charge à la chaîne. Ceux-ci sont appelés les donneurs inductifs et sont notés +I. Le plus simple donneur inductif est H qui est moins électronégatif que le carbone. Cependant H est pris par convention comme l&rsquo;intensité neutre de l&rsquo;effet inductif. -CH3 est un donneur inductif parce que l&rsquo;effet inductif de  3 hydrogènes est transmis à travers la chaîne carbonique (plus de 2-3 carbones). En conséquence les groupes alkyle sont des donneurs inductifs. L&rsquo;effet est plus fort pour un groupe -C (CH3) 3 que pour -CH3 car le nombre d&rsquo;atomes d&rsquo;hydrogène qui peuvent partager leurs électrons est plus élevé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro20.png" rel="lightbox-22"><img class="alignnone size-full wp-image-5860" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro20.png" alt="aro20" width="555" height="369" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;hybridation du carbone est une chose à prendre en compte pour déterminer l&rsquo;effet inductif. Les électrons dans les orbitales &laquo;&nbsp;s&nbsp;&raquo; sont plus liés à l&rsquo;atome que celles des orbitales p. En conséquence l&rsquo;électronégativité des atomes de carbone sp<sup>2</sup> est légèrement supérieure à l&rsquo;électronégativité des atomes de carbone  sp<sup>3</sup>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Régiosélectivité en fonction des substituants des cycles aromatiques</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les effets mésomères et inductifs sont cumulatifs et un atome d&rsquo;azote dans un groupe NH2 est simultanément un donneur mésomère et l&rsquo;accepteur inductif (+IM). L&rsquo;effet mésomère prévaut toujours en intensité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les donneurs inductifs :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro19.png" rel="lightbox-23"><img class="alignnone size-full wp-image-5865" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro19.png" alt="aro19" width="735" height="413" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les groupes qui sont des donneurs d&rsquo;électrons par hyperconjugaison (ou les donneurs inductifs) activent ou favorisent l&rsquo;ajout de nouveaux groupes sur le carbone. La substitution est orientée vers les positions ortho et para parce que le carbocation qui en a été fait au cours de la première étape de la substitution peut être stabilisée par le donneur inductif.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro25.png" rel="lightbox-24"><img class="alignnone size-full wp-image-5866" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro25.png" alt="aro25" width="457" height="208" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il est impossible de placer la charge positive à l&rsquo;endroit du groupe si la substitution devait être faite sur la position méta. Habituellement la position para est favorisée par rapport à la position ortho en raison de l&rsquo;encombrement stérique. Cependant certains groupes, tels que NO<sub>2,</sub> semblent montrer plus d&rsquo;intérêt à la position ortho.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les capteurs inductifs :</span></strong><br />
les électrocapteurs inductifs orientent la réaction  dans la position méta. La raison est que dans les deux autres positions le carbocation peut être aux pieds du groupe CF<sub>3</sub> qui veut prendre plus d&rsquo;électrons, déstabilisant encore plus le carbocation.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro26.png" rel="lightbox-25"><img class="alignnone size-full wp-image-5867" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro26.png" alt="aro26" width="493" height="216" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les donneurs mésomères :</span></strong><br />
les électrodoneurs mésomères activent et orientent la réaction en ortho/para parce qu&rsquo;il y a une forme de résonance supplémentaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro27.png" rel="lightbox-26"><img class="alignnone size-full wp-image-5868" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro27.png" alt="aro27" width="863" height="488" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Notez que NH2, ainsi que l&rsquo;oxygène de l&rsquo;éther, est un donneur mésomère et un capteur inductif. L&rsquo;effet mésomère est toujours plus important que l&rsquo;effet inducteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les capteurs mésomères :</span></strong><br />
Les groupes qui sont électrocapteurs par résonance orientent la réaction dans la position méta.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro28.png" rel="lightbox-27"><img class="alignnone size-full wp-image-5869" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro28.png" alt="aro28" width="653" height="180" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les halogènes :</span></strong><br />
les halogènes sont désactivants mais orientent la réaction en ortho et para.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro29.png" rel="lightbox-28"><img class="alignnone size-full wp-image-5870" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro29.png" alt="aro29" width="646" height="180" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;encombrement stérique ici est très important et explique la différence de population entre les réactions ortho et para.</p>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;il y avait deux groupes sur le cycle phényle les effets sont additifs et la substitution est faite sur les positions les plus activées/moins désactivées.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro30.png" rel="lightbox-29"><img class="alignnone size-full wp-image-5871" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro30.png" alt="aro30" width="355" height="182" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux groupes méthyle du xylène (diméthylbenzène) indiqués ci-dessous sont activants et orientent dans ortho/para. Comme les deux sont des groupes d&rsquo;activation ce réactif est plus réactif que le toluène. Les positions 2, 4 et 6 sont ainsi favorisées. Les positions 4 et 6 sont légèrement plus probables car il y a  moins d&rsquo;encombrement stérique. Dans le cas du xylène les fentes sont à peu près équivalentes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro31.png" rel="lightbox-30"><img class="alignnone size-full wp-image-5872" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro31.png" alt="aro31" width="218" height="153" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas des groupes de désactivation la même réflexion est faite. Le COOH oriente en position méta et la position 5 est la position la moins désactivée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro32.png" rel="lightbox-31"><img class="alignnone size-full wp-image-5873" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro32.png" alt="aro32" width="235" height="158" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;">La substitution nucléophile :</span></p>
<p style="text-align: justify;">La substitution nucléophile sur des noyaux aromatiques est plus lente que la substitution électrophile et  les substitutions sur des carbones sp<sup>3</sup>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro33.png" rel="lightbox-32"><img class="alignnone size-full wp-image-5875" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro33.png" alt="aro33" width="425" height="111" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La raison en est que le cycle est déjà plein d&rsquo;électrons. En outre un carbone sp<sup>2 </sup>est plus électronégatif que le carbone sp<sup>3</sup>. Il est donc difficile d&rsquo;ajouter un nucléophile (qui aime les charges positives) sur un groupe phényle et la présence d&rsquo;un groupe de capteur sur le phényle est nécessaire pour stabiliser le carbanion. Le groupe partant doit être un bon.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs mécanismes sont possibles pour ajouter un nucléophile sur un substrat aromatique. L&rsquo;un d&rsquo;eux est l&rsquo;<span style="color: #800080;">addition-élimination.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro34.png" rel="lightbox-33"><img class="alignnone size-full wp-image-5876" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro34.png" alt="aro34" width="669" height="241" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le groupe d&rsquo;activation (ici NO<sub>2</sub>) est nécessaire pour stabiliser la charge négative du carbanion formé lors de la première étape de la réaction qui est la plus lente. Le complexe intermédiaire est appelé complexe intermédiaire de Meisenheimer.</p>
<p style="text-align: justify;">La séquence de réactivité halogène (comme groupe partant) est opposée à celle de SN<sub>2</sub>. Sur une chaîne aliphatique le clivage de la liaison C-X est faite au cours de l&rsquo;étape déterminant de la SN<sub>2</sub>. Sur un cycle aromatique le clivage ne se produit pas au cours de l&rsquo;étape déterminante. En outre les halogènes prennent des électrons du cycle et les petits halogènes sont donc plus réactifs que les grands. En conséquence nous avons les séquences de réactivité suivantes :</p>
<p style="text-align: justify;">Aliphatique : F&lt;&lt;Cl&lt;Br&lt;I</p>
<p style="text-align: justify;">Aromatique : F&gt;&gt;Cl&gt;Br&gt;I</p>
<p style="text-align: justify;">Un atome hétérogène dans le cycle (O ou N) peut jouer le rôle du groupe de capteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5877 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro35.png" alt="aro35" width="729" height="182" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une application de ce mécanisme est la détermination de l&rsquo;acide aminé terminal des peptides. Le peptide réagit avec un composé aromatique par l&rsquo;intermédiaire de son groupe amine terminal.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro36.png" rel="lightbox-34"><img class=" size-full wp-image-5878 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro36.png" alt="aro36" width="595" height="510" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois que les deux substrats sont liés ensemble nous hydrolysons les liaisons peptidiques (cf les amides). Tous les acides aminés sont maintenant séparés mais seulement l&rsquo;un d&rsquo;eux est lié au groupe aromatique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le mécanisme SN<sub>1</sub> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce mécanisme est surtout utilisé pour produire des sels d&rsquo;arènediazonium. Cette espèce est obtenue à partir de l&rsquo;aniline C<sub>6</sub>H<sub>7</sub>N avec NaNO<sub>2</sub> dans un environnement acide.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro37.png" rel="lightbox-35"><img class=" size-full wp-image-5879 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro37.png" alt="aro37" width="333" height="198" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le mécanisme est le suivant :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro39.png" rel="lightbox-36"><img class="alignnone size-full wp-image-5881" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro39.png" alt="aro39" width="838" height="104" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les sels d&rsquo;arènediazonium sont stables à basse température et perdent N<sub>2</sub> à des températures plus élevées, ce qui libère un cation phényle qui peut réagir avec un nucléophile.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5880 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro38.png" alt="aro38" width="643" height="513" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les halogènes autres que l&rsquo;iode ne donnent pas de bons résultats en raison de réactions secondaires. Pour ajouter Cl, Br ou F sur un cycle aromatique, on utilise la réaction de Sandmeyer en utilisant des sels de cuivre tels que CuCl, CuBr ou CuCN. Le mécanisme est un peu plus complexe et fait intervenir des radicaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro40.png" rel="lightbox-37"><img class="alignnone size-full wp-image-5882" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro40.png" alt="aro40" width="762" height="480" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Le mécanisme comportant un<span style="text-decoration: underline;"> benzyne</span> :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Normalement les halogenoarenes ne peuvent pas faire des réactions SN<sub>2</sub>  ou SN<sub>1</sub>. Toutefois, dans des conditions très dures de température et de pH, il est possible de forcer pour faire de telles réactions.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro41.png" rel="lightbox-38"><img class="alignnone size-full wp-image-5883" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro41.png" alt="aro41" width="386" height="105" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le mécanisme implique une triple liaison dans le cycle, les espèces étant appelée benzyne, l&rsquo;existence de cet intermédiaire a été montrée par un marquage isotopique. Le C lié à l&rsquo;halogène est un isotope et nous observons un mélange racémique en tant que produit:</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro42.png" rel="lightbox-39"><img class="alignnone size-full wp-image-5884" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/aro42.png" alt="aro42" width="809" height="291" /></a></p>
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		<title>Chapitre 10 : Les réactions d&#8217;acides carboxyliques et leurs dérivés</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2015 12:46:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Tous les atomes de groupes acides carboxyliques ont un caractère spécifique. Le groupe est donc ambident: il possède deux ou plusieurs centres réactifs distinguables, alternatifs et en forte interaction. Il a des propriétés acides et basiques. All the atoms of carboxylic acids groups have a specific character. The group is thus ambident: it possesses two [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Tous les atomes de groupes acides carboxyliques ont un caractère spécifique. Le groupe est donc ambident: il possède deux ou plusieurs centres réactifs distinguables, alternatifs et en forte interaction. Il a des propriétés acides et basiques.</p>
<p style="text-align: justify;">All the atoms of carboxylic acids groups have a specific character. The group is thus ambident: it possesses two or more alternative and strongly interacting distinguishable reactive centres. It has acidic and basic properties.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid1.png" rel="lightbox-0"><img class="alignnone size-full wp-image-5731" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid1.png" alt="acid1" width="390" height="259" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un acide carboxylique est plus acide que l&rsquo;alcool correspondant car la base conjugué le carboxylate, est stabilisée par résonance (pKa≈5 vs pKa≈17).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid2.png" rel="lightbox-1"><img class="alignnone size-full wp-image-5732" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid2.png" alt="acid2" width="1086" height="172" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;oxygène du carbonyle est plus basique que l&rsquo;autre parce que la charge positive est plus stabilisée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid3.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-5733" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid3.png" alt="acid3" width="912" height="153" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Synthèse d&rsquo;acides carboxyliques :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il existe plusieurs façons pour former des acides carboxyliques :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800080;">1) par oxydation :</span></p>
<p style="text-align: justify;">   <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid4.png" rel="lightbox-3"><img class="alignnone size-full wp-image-5745" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid4.png" alt="acid4" width="574" height="92" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les acides carboxyliques peuvent être faits par l&rsquo;oxydation d&rsquo;aldéhydes ou d&rsquo;alcools. Nous pouvons utiliser CrO3 ou KMnO4 comme oxydants par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800080;">2) par Grignard :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5744" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid5.png" alt="acid5" width="732" height="139" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une réaction de Grignard peut réagir avec du CO2, puis avec de l&rsquo;eau pour former un acide carboxylique</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800080;">3) à partir de nitriles :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5743" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid6.png" alt="acid6" width="928" height="89" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les environnements acides les nitriles réagissent avec l&rsquo;eau pour générer de nouveaux acides et libérer une molécule d&rsquo;ammoniac.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5742 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid7.png" alt="acid7" width="988" height="86" /></p>
<p style="text-align: justify;">Cette méthode peut être utilisée pour étendre une chaîne carbonique. Une fois qu&rsquo;un acide carboxylique est obtenu on le réduit pour obtenir un alcool. Le groupe -OH est éliminé par substitution nucléophile et la boucle redémarre.  Chaque boucle ajoute un carbone dans la chaîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dérivés d&rsquo;acides carboxyliques sont :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid8b.png" rel="lightbox-4"><img class="alignnone size-full wp-image-5760" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid8b.png" alt="acid8b" width="931" height="159" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Réaction d&rsquo;addition-élimination :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les acides carboxyliques et leurs dérivés sont attaqués par des nucléophiles sur le carbone, comme cela est fait pour les cétones et les aldéhydes. Toutefois cet ajout est suivi par une élimination.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid9.png" rel="lightbox-5"><img class="alignnone size-full wp-image-5754" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid9.png" alt="acid9" width="704" height="133" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ainsi la substitution d&rsquo;un groupe par le nucléophile à la condition que le groupe L qui était auparavant sur le carbonyle soit un groupe partant meilleur que le nucléophile.</p>
<p style="text-align: justify;">Cl<sup>&#8211;</sup>&gt;RCOO<sup>&#8211;</sup>&gt;RO<sup>&#8211;</sup>&gt;OH<sup>&#8211;</sup>&gt;NR<sub>2</sub><sup>&#8211;</sup>&gt;C<sup>&#8211;</sup></p>
<p style="text-align: justify;">Comme pour les aldéhydes et les cétones la réaction peut être catalysée par un acide ou une base.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid10.png" rel="lightbox-6"><img class="alignnone size-full wp-image-5757" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid10.png" alt="acid10" width="1112" height="384" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A noter que la réaction d&rsquo;addition-élimination pour les acides carboxyliques est en concurrence avec les réactions acide-base. Le OH<sup>&#8211;</sup> n&rsquo;est pas un très bon groupe partant et si le nucléophile est une base forte il y aura la formation de carboxylate. Dans le cas d&rsquo;un nucléophile qui ne soit pas une base forte il y aura une concurrence entre les réactions AE et AB.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid11.png" rel="lightbox-7"><img class="alignnone size-full wp-image-5758" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid11.png" alt="acid11" width="600" height="117" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La formation du chlorure d&rsquo;acyle :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;après ce que nous avons écrit juste au-dessus nous ne pouvons pas remplacer RCOOH par RCOCl parce Cl<sup>&#8211;</sup> qui est un groupe partant meilleur que OH<sup>&#8211;</sup>. Cependant il y a un truc pour que cette réaction soit possible : nous utilisons du chlorure de thionyle (SOCl2). L&rsquo;oxygène lié à l&rsquo;hydrogène dans un groupe COOH est un nucléophile et peut attaquer l&rsquo;atome de soufre en expulsant un atome de chlore qui attire le proton sur son chemin. L&rsquo;acide chlorhydrique nouvellement formé peut maintenant réagir avec le thioester, éliminant une molécule de SO2 et de HCl.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid12.png" rel="lightbox-8"><img class="alignnone size-full wp-image-5762" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid12.png" alt="acid12" width="1045" height="374" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le même genre de mécanisme est utilisé pour produire de l&rsquo;acide bromique à partir des acides carboxyliques et PBr3 (de tribromure de phosphore). Pourtant ces réactions ne fonctionnent pas avec HCOOH parce que les produits HCOCl et HCOBr sont instables. Ils se décomposent en monoxyde de carbone et l&rsquo;acide correspondant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La formation d&rsquo;esters :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les acides carboxyliques réagissent avec des alcools pour produire des esters.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid15.png" rel="lightbox-9"><img class="alignnone size-full wp-image-5766" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid15.png" alt="acid15" width="314" height="54" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les acides forts catalysent cette réaction.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid13.png" rel="lightbox-10"><img class="alignnone size-full wp-image-5767" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid13.png" alt="acid13" width="1117" height="174" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333300;">RO est un groupe partant légèrement meilleur que OH- si l&rsquo;on veut déplacer l&rsquo;équilibre vers la droite on le fait par l&rsquo;utilisation d&rsquo;un excès d&rsquo;alcool ou d&rsquo;acide carboxylique et par   l&rsquo;élimination de l&rsquo;eau du système. Si nous v</span>oulons faire de l&rsquo;hydrolyse d&rsquo;un ester à savoir la réaction inverse, nous utilisons un excès d&rsquo;eau. Il a été montré que l&rsquo;hydrolyse des esters fonctionne de cette façon (attaque de l&rsquo;eau sur le groupe carbonyle et pas  d&rsquo;attaque de l&rsquo;eau sur R&rsquo;) par l&rsquo;utilisation d&rsquo;isotopes de l&rsquo;oxygène esterique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid16.png" rel="lightbox-11"><img class="alignnone size-full wp-image-5768" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid16.png" alt="acid16" width="314" height="54" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une autre façon d&rsquo;obtenir des esters est l&rsquo;utilisation de diazométhane, la réaction que nous avons vu au début du chapitre de l&rsquo;élimination.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli7.png" rel="lightbox-12"><img class="alignnone size-full wp-image-5578" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli7.png" alt="eli7" width="896" height="87" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Des estérifications intramoléculaires sont plus favorables que les intermoléculaires pour des raisons entropiques et sont particulièrement favorables si un cycle de 5 ou 6 atomes se forme.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid14.png" rel="lightbox-13"><img class="alignnone size-full wp-image-5769" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid14.png" alt="acid14" width="565" height="183" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce type de cycle est appelé une lactone (δ-lactone si c&rsquo;est un cycle de 6 atomes de carbone, γ-lactone si c&rsquo;est un cycle de 5, etc.). Les lactones sont sensibles à l&rsquo;hydrolyse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Formation d&rsquo;amides :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans des conditions normales une amine réagit avec un acide carboxylique pour former un sel (carboxylate d&rsquo;ammonium) par une réaction <span style="text-decoration: underline;">acido-basique.</span> Une fois que l&rsquo;amine a pris le proton elle ne peut plus attaquer le groupe carbonyle.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid18.png" rel="lightbox-14"><img class="alignnone size-full wp-image-5780" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid18.png" alt="acid18" width="493" height="89" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;on chauffe le système, la réaction va plus en arrière et un autre processus, thermodynamiquement plus favorable se produit, conduisant à la formation d&rsquo;un amide. Dans un amide l&rsquo;atome d&rsquo;azote est non basique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid17.png" rel="lightbox-15"><img class="alignnone size-full wp-image-5781" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid17.png" alt="acid17" width="796" height="142" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les réactions intramoléculaires sont possibles et conduisent à la formation de lactames.<a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid19.png" rel="lightbox-16"><img class="alignnone size-full wp-image-5782" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid19.png" alt="acid19" width="861" height="191" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les réactions d&rsquo;acides carboxyliques et leurs dérivés :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons montré plusieurs réactions des acides carboxyliques. Il est souvent intéressant d&rsquo;envisager de transformer l&rsquo;acide carboxylique en un chlorure d&rsquo;acyle avant la réaction souhaitée. Les chlorures d&rsquo;acyle sont habituellement plus réactifs et cette étape supplémentaire dans le procédé peut augmenter le rendement global de la réaction.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid20.png" rel="lightbox-17"><img class="alignnone size-full wp-image-5783" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid20.png" alt="acid20" width="592" height="185" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les réactions des chlorures d&rsquo;acyle :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du chlorure d&rsquo;acyle on peut obtenir beaucoup d&rsquo;autres groupes fonctionnels.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid21.png" rel="lightbox-18"><img class="alignnone size-full wp-image-5784" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid21.png" alt="acid21" width="840" height="394" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les réactions d&rsquo;esters :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme les esters sont moins réactifs que les chlorures d&rsquo;acyle, moins de réactions sont disponibles. On peut hydrolyser l&rsquo;ester, échanger la chaîne estérique avec une autre chaine estérique  ou générer un amide.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid22.png" rel="lightbox-19"><img class="alignnone size-full wp-image-5785" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid22.png" alt="acid22" width="499" height="374" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une réaction supplémentaire consiste à utiliser un réactif de Grignard sur un ester pour obtenir un alcool tertiaire. La cétone est plus réactive que l&rsquo;ester de sorte que la réaction se poursuit.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid23.png" rel="lightbox-20"><img class="alignnone size-full wp-image-5786" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid23.png" alt="acid23" width="1111" height="146" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;">Les réactions des amides :</span></p>
<p style="text-align: justify;">Les liaisons peptidiques peuvent être hydrolysées.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid24.png" rel="lightbox-21"><img class="alignnone size-full wp-image-5788" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid24.png" alt="acid24" width="346" height="93" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Réactions des nitriles :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;atome de carbone à partir d&rsquo;un nitrile est dans le même état d&rsquo;oxydation que celui de l&rsquo;acide carboxylique. Un nitrile en présence d&rsquo;eau et d&rsquo;acide conduit à la formation d&rsquo;un acide carboxylique et le rejet de l&rsquo;ammoniac.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid25.png" rel="lightbox-22"><img class="alignnone size-full wp-image-5789" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid25.png" alt="acid25" width="1111" height="124" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les nitriles peuvent également réagir avec des réactifs de Grignard mais la réaction s&rsquo;arrête à la formation de cétones.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid26.png" rel="lightbox-23"><img class="alignnone size-full wp-image-5792" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid26.png" alt="acid26" width="818" height="89" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les nitriles peuvent également être réduits en amines primaires par <span style="text-decoration: underline;">LiAlH4.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5791" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/10/acid27.png" alt="acid27" width="442" height="72" /></p>
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		<title>Chapitre 9 : carbanions en α du carbonyle</title>
		<link>http://brussels-scientific.com/?p=5736</link>
		<comments>http://brussels-scientific.com/?p=5736#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2015 10:43:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dans la section précédente, nous avons discuté de la possibilité de réaction sur le groupe carbonyle des molécules organiques. Le carbone est un électrophile et l&#8217;oxygène est un nucléophile. Cependant la présence d&#8217;un groupe carbonyle peut impliquer d&#8217;autres processus. Les hydrogènes qui se trouvent sur un carbone voisin d&#8217;un groupe carbonyle, à savoir le carbone [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la section précédente, nous avons discuté de la possibilité de réaction sur le groupe carbonyle des molécules organiques. Le carbone est un électrophile et l&rsquo;oxygène est un nucléophile. Cependant la présence d&rsquo;un groupe carbonyle peut impliquer d&rsquo;autres processus. Les hydrogènes qui se trouvent sur un carbone voisin d&rsquo;un groupe carbonyle, à savoir le carbone dans la position α du carbonyle, sont des acides et les bases fortes peuvent les arracher.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol1.png" rel="lightbox-0"><img class="alignnone size-full wp-image-5658" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol1.png" alt="enol1" width="244" height="132" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Son pKa est d&rsquo;environ 20 (à titre de comparaison, l&rsquo;atome d&rsquo;hydrogène d&rsquo;un groupe -C-H a un pKa de 40, un a=C-H a un pKa de 37 et -O-H a un pKa de 18). Le résultat est l&rsquo;ion énolate. Il est stabilisé par résonance avec le carbonyle.</p>
<p style="text-align: justify;">Its pKa is around 20 (for comparison, the hydrogen of a –C-H has a pKa of 40, a =C-H a pKa of 37 and –O-H a pKa of 18). The result is the <strong>enolate ion</strong>. It is stabilised by resonance with the carbonyl.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol2.png" rel="lightbox-1"><img class="alignnone  wp-image-5659" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol2.png" alt="enol2" width="438" height="433" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Tautomérisation :</span></strong></p>
<p>L&rsquo;ion énolate peut réagir par son atome d&rsquo;oxygène ou l&rsquo;atome de carbone en α.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol3.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-5660" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol3.png" alt="enol3" width="994" height="215" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les Énols sont généralement instables et tautomérisent dans le carbonyle correspondant. C&rsquo;est la tautomérie énol-cétone. La tautomérisation se fait par catalyse acide ou basique.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol4.png" rel="lightbox-3"><img class="alignnone size-full wp-image-5662" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol4.png" alt="enol4" width="993" height="223" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La différence d&rsquo;énergie est d&rsquo;environ AG = 15kcal en faveur ou de la forme de cétone. L&rsquo;équilibre énol-cétone peut être déplacé si une forme est stabilisée par la structure de la molécule.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-5661" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol5.png" alt="enol5" width="982" height="228" /></p>
<p style="text-align: justify;">La tautomérisation permet de modifier la conformation de la molécule. Une molécule cis tautomérise pour devenir trans et diminue l&rsquo;encombrement stérique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-5663" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol7.png" alt="enol7" width="1078" height="243" /></p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons également échanger  l&rsquo;hydrogène par ses isotopes en raison de la tautomérie.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol6.png" rel="lightbox-4"><img class="alignnone size-full wp-image-5664" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol6.png" alt="enol6" width="600" height="114" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les propriétés chimiques des isotopes sont presque identiques (parce que ces propriétés sont données par les électrons) mais certaines propriétés physiques peuvent être différentes entre les isotopes d&rsquo;un même élément. La vitesse de réaction et la température d&rsquo;ébullition sont deux exemples de propriétés qui changent en fonction de l&rsquo;isotope. Il est ainsi possible de séparer les espèces portant des isotopes par distillation ou par centrifugation.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Halogénation :</span></strong></p>
<p>L&rsquo;hydrogène peut également être remplacé par des halogènes ou par le biais de catalyse de base acide. Dans ce cas, les résultats sont différents selon le catalyseur que nous utilisons.</p>
<p>&#8211; Catalyse acide:<a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol8.png" rel="lightbox-5"><img class="alignnone size-full wp-image-5675" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol8.png" alt="enol8" width="1101" height="139" /></a></p>
<p>Une fois qu&rsquo;un atome d&rsquo;halogène est sur la molécule, il est plus difficile de former l&rsquo;énol car il est plus difficile pour C = O  d&rsquo;attraper un proton en raison de l&rsquo;effet inducteur-capteur de l&rsquo;halogène.</p>
<p>&#8211; La catalyse basique:</p>
<p style="text-align: justify;">Once one halogen is on the molecule, it is harder to form the enol because it is more difficult for C=O to catch a proton due to the<span style="text-decoration: underline;"> inductive captor effect</span> caoteue , of the halogen.</p>
<p><em>&#8211; La catalyse  Basique:</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol9.png" rel="lightbox-6"><img class="alignnone size-full wp-image-5676" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol9.png" alt="enol9" width="1110" height="299" /></a></p>
<p>Au cours de la catalyse basique nous n&rsquo;avons pas besoin de protoner le carbonyle et l&rsquo;halogénation peut avoir lieu autant de fois qu&rsquo;il y a des protons alpha.</p>
<p><span style="color: #0000ff;">Alkylation :</span></p>
<p>Nous avons vu dans la section précédente que NAH seule ne réduit pas les carbonyles. Cependant il a un effet sur le carbone en α du carbonyle. C&rsquo;est un bon moyen d&rsquo;introduire un groupe alkyle à ce poste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol10.png" rel="lightbox-7"><img class="alignnone size-full wp-image-5688" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol10.png" alt="enol10" width="1001" height="157" /></a></p>
<p>Une base forte peut aussi prendre le proto α de carbonyle.</p>
<p>Le problème c&rsquo;est que la réaction peut se poursuivre s&rsquo;il y a plusieurs hydrogènes en α, du carbonyle et polyalkylation est fréquente, ce qui conduit à un mélange racémique des produits.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol11.png" rel="lightbox-8"><img class="alignnone size-full wp-image-5689" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol11.png" alt="enol11" width="779" height="203" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En outre la régiosélectivité est faible, ce qui donne une possibilité supplémentaire de produit.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol12.png" rel="lightbox-9"><img class="alignnone size-full wp-image-5690" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol12.png" alt="enol12" width="758" height="212" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour éviter une polyalkylation nous pouvons remplacer l&rsquo;oxygène par pyrrolidine (C4H9N) pour obtenir l&rsquo;énamine correspondante qui a l&rsquo;avantage d&rsquo;un faible polyalkylation.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol13.png" rel="lightbox-10"><img class="alignnone size-full wp-image-5691" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol13.png" alt="enol13" width="1091" height="384" /></a></p>
<p>Cette protection est également efficace pour les aldéhydes qui sont soumis à la réaction d&rsquo;aldolisation dans des environnements basiques.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">La condensation aldolique :</span></strong></p>
<p>Si nous ajoutons un peu de NaOH dans une solution d&rsquo;acétaldéhyde des dimères sont formés. La première étape consiste en la déprotonation de l&rsquo; α de carbonyl par la base afin d&rsquo;obtenir l&rsquo;ion énolate qui  attaque le prochain aldéhyde, conduisant à la formation d&rsquo;un β-hydroxyaldéhyde. La β-hydroxyaldéhyde est stabilisée par sa liaison hydrogène interne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol14.png" rel="lightbox-11"><img class="alignnone size-full wp-image-5693" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol14.png" alt="enol14" width="1054" height="285" /></a></p>
<p>Si nous chauffons la solution, la molécule perd une molécule d&rsquo;eau pour former une énone (la double liaison conjuguée avec un groupe carbonyle).</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">La condensation de Claisen :</span></strong></p>
<p>La réaction analogue pour les esters est appelé la <span style="color: #800080;">condensation de Claisen</span>. NaOH n&rsquo;est pas utilisé dans le cas présent parce que cela donnerait un clivage de l&rsquo;ether. Nous pouvons utiliser par exemple l&rsquo;éthylate de sodium pour obtenir l&rsquo;énolate.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol15.png" rel="lightbox-12"><img class="alignnone size-full wp-image-5696" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol15.png" alt="enol15" width="1065" height="117" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme dans la condensation aldolique l&rsquo;ion énolate attaque un autre ester pour obtenir des ß-cétoesters.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol16.png" rel="lightbox-13"><img class="alignnone size-full wp-image-5697" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol16.png" alt="enol16" width="946" height="245" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La condensation de Claisen peut être réalisée avec deux esters différents (la condensation mixte de Claisen) ou entre deux esters dans la même molécule (la condensation intramoléculaire de Claisen).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/ENOL17.png" rel="lightbox-14"><img class="alignnone size-full wp-image-5712" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/ENOL17.png" alt="ENOL17" width="699" height="161" /></a></p>
<p>La réaction intramoléculaire est favorisée par rapport à  une réaction intermoléculaire car elle ne diminue pas l&rsquo;entropie.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Les propriétés des aldéhydes insaturées α,β et des cétones :</span></strong></p>
<p>Ces espèces sont stabilisées par résonance.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol18.png" rel="lightbox-15"><img class="alignnone size-full wp-image-5723" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol18.png" alt="enol18" width="856" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ies cétones sont beaucoup plus stables que les aldéhydes, les cétones  ß,γ-insaturés qui se réarrangent en composé α, β insaturé en  présence d&rsquo;une base.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol19.png" rel="lightbox-16"><img class="alignnone size-full wp-image-5724" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol19.png" alt="enol19" width="1029" height="238" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">De toute évidence, la double liaison et les groupes carbonyles peuvent passer par des réactions de façon indépendante, tels que des réactions d&rsquo;addition par exemple.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol20.png" rel="lightbox-17"><img class="alignnone size-full wp-image-5725" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol20.png" alt="enol20" width="807" height="424" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais les additions peuvent également être réalisées dans plusieurs cas sur les systèmes conjugués. Ce sont les additions  1,4.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol21.png" rel="lightbox-18"><img class="alignnone size-full wp-image-5726" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol21.png" alt="enol21" width="1067" height="188" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;addition de Michael peut être suivie d&rsquo;une condensation aldolique intramoléculaire, la réaction est connue sous le nom d&rsquo;annulation de Robinson.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol23.png" rel="lightbox-19"><img class="alignnone size-full wp-image-5728" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/enol23.png" alt="enol23" width="1054" height="550" /></a></p>
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		<title>Chapitre 8 : Reactions  d&#8217;élimination</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2015 18:20:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Une réaction d&#8217;élimination est une réaction au cours de laquelle une molécule perd deux fragments A et B en tant que substrat neutre AB. Les deux fragments A et B qui sont enlevés peuvent être retirés du même carbone, dans ce cas nous parlons d&#8217;une élimination 1,1, de deux atomes de carbone adjacents (élimination 1,2 [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une réaction d&rsquo;élimination est une réaction au cours de laquelle une molécule perd deux fragments A et B en tant que substrat neutre AB.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli1.png" rel="lightbox-0"><img class=" size-full wp-image-5554 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli1.png" alt="eli1" width="579" height="143" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux fragments A et B qui sont enlevés peuvent être retirés du même carbone, dans ce cas nous parlons d&rsquo;une élimination 1,1, de deux atomes de carbone adjacents (élimination 1,2 ou élimination bêta) ou deux atomes de carbone séparés par un atome de carbone (élimination 1,3). L&rsquo;élimination 1,2 est la plus commune.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;élimination 1,1 :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux fragments sont retirés d&rsquo;un seul carbone. Elle conduit à la formation d&rsquo;un carbène très réactif.</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli3.png" rel="lightbox-1"><img class=" size-full wp-image-5564 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli3.png" alt="eli3" width="499" height="138" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction est possible parce que les atomes de chlore prennent les électrons de l&rsquo;atome de carbone. A cause de cela, la liaison CH est déstabilisée et une base forte peut enlever le proton.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5563 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli4.png" alt="eli4" width="449" height="242" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le carbone du carbène est un <span style="text-decoration: underline;">singulet</span> et est moins stable que un triplet. Il sera donc réagir rapidement, avec des liaisons doubles, pour obtenir une chaîne de cyclopropane. Un triplet ne serait pas en mesure d&rsquo;attaquer la liaison π.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli5.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-5577" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli5.png" alt="eli5" width="955" height="277" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La réaction est stéréosélective (sur le même côté du plan).</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus petit est le carbène méthylène qui peut être produit à partir de diazométhane <span style="text-decoration: underline;">(vérifier nom anglais)</span>. Le diazométhane est explosif et toxique de sorte que la réaction doit être contrôlée.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class=" size-full wp-image-5576 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli6.png" alt="eli6" width="414" height="73" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il peut également être utilisé pour produire des esters méthyliques.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli7.png" rel="lightbox-3"><img class="alignnone size-full wp-image-5578" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli7.png" alt="eli7" width="896" height="87" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">L &lsquo;élimination 1,2 :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce type d&rsquo;élimination conduit à la formation de nouvelles liaisons π. Il est à l&rsquo;opposé d&rsquo;une réaction d&rsquo;addition. Nous discuterons seulement de la réaction principale c-à-d la β élimination mais il peut y avoir d&rsquo;autres mécanismes impliqués pour obtenir une telle réaction.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli8.png" rel="lightbox-4"><img class=" size-full wp-image-5579 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli8.png" alt="eli8" width="510" height="132" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme  pour les substitutions, où il ya un mécanisme avec une cinétique d&rsquo;ordre 1 (SN<sub>1</sub>) et une d&rsquo;ordre 2 (SN<sub>2</sub>), il y a une élimination d&rsquo;ordre 1 (E<sub>1</sub>) et d&rsquo;ordre 2 (E<sub>2</sub>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Le mécanisme E1 :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La première étape de la réaction est le départ d&rsquo;un anion et la formation d&rsquo;un carbocation. Cette étape est lente et détermine la vitesse de la réaction.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli9.png" rel="lightbox-5"><img class=" size-full wp-image-5580 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli9.png" alt="eli9" width="631" height="160" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième étape est la capture d&rsquo;un proton sur l&rsquo;atome de carbone adjacent par une base. Il conduit à la formation de la liaison π pour avoir une espèce neutre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli10.png" rel="lightbox-6"><img class=" size-full wp-image-5581 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli10.png" alt="eli10" width="609" height="164" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons savoir si une élimination est de l&rsquo;ordre 1 à partir des éléments suivants :</p>
<p style="text-align: justify;">1- l&rsquo;ordre de la cinétique de la réaction (ordre 1).<br />
2- l&rsquo;effet isotopique : si l&rsquo;hydrogène est remplacé par un deutérium, nous ne           voyons pas de modification de la vitesse de réaction. Il en est ainsi parce           que l&rsquo;hydrogène ne participe pas à l&rsquo;étape de détermination. Si elle a été              impliquée, la vitesse serait divisé par 5 à 8.</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli11.png" rel="lightbox-7"><img class=" size-full wp-image-5588 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli11.png" alt="eli11" width="818" height="106" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli11.png" rel="lightbox-7"><img class="alignnone  wp-image-5587 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli15.png" alt="eli15" width="62" height="37" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">3- la stabilité du carbocation : la stabilité du carbocation (degré de                            substitution ou <span style="text-decoration: underline;">hyperconjugaison</span>) influe sur la vitesse de réaction.<br />
4- les réarrangements: expliqués par l&rsquo;existence d&rsquo;un carbocation.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli12.png" rel="lightbox-9"><img class="alignnone size-full wp-image-5589" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli12.png" alt="eli12" width="1024" height="331" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mécanisme E2 :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La cinétique est d&rsquo;ordre 2 et implique une réaction en une seule étape, où la prise de proton par la base et le départ du groupe partant sont simultanés.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli13.png" rel="lightbox-10"><img class=" size-full wp-image-5590 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli13.png" alt="eli13" width="679" height="223" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Cette réaction est possible  seulement si le proton et le groupe partant sont en positions anti.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Les arguments en faveur du mécanisme E2 sont :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Une cinétique d&rsquo;ordre 2</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <span style="text-decoration: underline;">Un effet isotopique énorme</span></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Pas de réarrangement</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <span style="text-decoration: underline;">Énorme influence de l&rsquo;énergie de la liaison C-X</span> (X est le groupe partant)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La compétition entre les mécanismes :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne les substitutions nucléophiles il existe une compétition entre les deux mécanismes. Ce n&rsquo;est pas toujours 100%  E1 mais plutôt un mélange des deux pour aboutir finalement un mélange racémique des produits. La force de la base et l&rsquo;encombrement stérique ifluencent le mécanisme d&rsquo;élimination utilisé : une base forte favorise le mécanisme E2 alors qu&rsquo;une base faible et un encombrement stérique favorisent le mécanisme E1.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, les molécules présentant un bon groupe partant peuvent souvent être aussi l&rsquo;objet d&rsquo;une réaction de substitution en présence d&rsquo;agents nucléophiles. Il existe donc une compétition entre E<sub>1</sub>, E<sub>2</sub>, SN<sub>1</sub>, SN<sub>2</sub>  et éventuellement d&rsquo;autres réactions. Les trois principaux paramètres, à prendre en considération pour déterminer laquelle des réactions doit se produire,   sont la force de la base, sa nucléophilie et l&rsquo;encombrement stérique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les nucléophiles qui sont mauvais nucléophiles ont de bons rendements avec le SN<sub>2 </sub>avec des substrats primaires et secondaires. Si l&rsquo;encombrement stérique est plus grand, le produit principal devient  SN<sub>1</sub>. Si le nucléophile est une base forte, le produit principal est SN2 mais si l&rsquo;encombrement stérique augmente, l&rsquo;élimination devient plus importante.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli14.png" rel="lightbox-11"><img class="alignnone size-full wp-image-5591" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli14.png" alt="eli14" width="1004" height="425" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les nucléophiles qui sont des bases fortes et qui ont un encombrement stérique favorisent l&rsquo;élimination.</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli16.png" rel="lightbox-12"><img class=" size-full wp-image-5602 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli16.png" alt="eli16" width="906" height="589" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En resumé :</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-5601 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli17.png" alt="eli17" width="817" height="255" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Régiochimie de l&rsquo;élimination :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le carbone portant le groupe partant n&rsquo;est pas à une extrémité d&rsquo;une chaîne, il peut y avoir plusieurs produits possibles. Nous pouvons prédire lequel des <span style="text-decoration: underline;">hydrogènes</span> sera supprimé.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la double liaison générée peut être conjuguée avec d&rsquo;autres liaisons π, ces produits seront favorisés.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli18.png" rel="lightbox-13"><img class="alignnone size-full wp-image-5604" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli18.png" alt="eli18" width="1041" height="80" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas de substrats avec <span style="text-decoration: underline;">ponts (pontés)</span>, le produit n&rsquo;engage jamais une liaison π sur une tête de pont.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli19.png" rel="lightbox-14"><img class=" size-full wp-image-5605 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli19.png" alt="eli19" width="629" height="272" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour une élimination E1 : l&rsquo;élimination est déterminée par la stabilité des oléfines formées. Le plus substitué C = C est ainsi favorisé. C&rsquo;est la règle de <span style="color: #800080;">Zaitsev.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli20.png" rel="lightbox-15"><img class="alignnone size-full wp-image-5606" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli20.png" alt="eli20" width="859" height="139" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il peut y avoir des exceptions en raison de l&rsquo;encombrement stérique</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli21.png" rel="lightbox-16"><img class="alignnone size-full wp-image-5607" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli21.png" alt="eli21" width="945" height="149" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">pour les éliminations E2, une H en anti est requis</p>
<p style="text-align: justify;">la règle de<span style="color: #800080;"> Zaitsev</span> est suivie si le groupe partant n&rsquo;est pas chargé (la plus substituée C = C)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli22.png" rel="lightbox-17"><img class=" size-full wp-image-5608 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli22.png" alt="eli22" width="573" height="125" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est le contraire si le groupe partant est chargé : c&rsquo;est le règle de <strong><span style="color: #800080;">Hofmann</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli23.png" rel="lightbox-18"><img class=" size-full wp-image-5609 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli23.png" alt="eli23" width="655" height="137" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">dans une telle élimination, c&rsquo;est le proton le plus acide qui est pris par la base, à savoir l&rsquo;atome de carbone<span style="text-decoration: underline;"> le plus substitué car il est stabilisé par  l&rsquo;effet donneur mésomérique de la chaîne alkyle .</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">il peut être un bon moyen pour déterminer la position d&rsquo;un atome d&rsquo;azote dans une molécule pour voir si elle est primaire, secondaire, etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli24.png" rel="lightbox-19"><img class="alignnone size-full wp-image-5626" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli24.png" alt="eli24" width="1094" height="426" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La configuration du produit :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas d&rsquo;une élimination E<sub>2</sub>, la réaction est stéréospécifique et il y a donc seulement une seule configuration possible.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas d&rsquo;une élimination E1, le produit est plus stable si les substituants volumineux sont en trans.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli25.png" rel="lightbox-20"><img class="alignnone size-full wp-image-5627" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli25.png" alt="eli25" width="917" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La déshydratation des alcools :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette élimination ne se produit pas dans des environnements basiques ou neutres : OH<sup>&#8211;</sup> est un mauvais groupe partant et nous aurons former –O<sup>&#8211;</sup> en présence d&rsquo;une base forte.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un environnement acide, l&rsquo;élimination peut se faire par E<sub>1</sub>  ou par E<sub>2</sub> . Le E<sub>1</sub> est favorisé dans le cas de produits substitués et E<sub>2 </sub>est le principal mécanisme de carbones primaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli26.png" rel="lightbox-21"><img class="alignnone size-full wp-image-5629" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli26.png" alt="eli26" width="1096" height="207" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Réactivité : tertiaire&gt; secondaire&gt; primaire</p>
<p style="text-align: justify;">E<sub>1</sub>            E<sub>1</sub>                E<sub>2</sub></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff; text-decoration: underline;">La fragmentation de 1,3 diols :</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un cas d&rsquo; élimination 1,3 au cours de laquelle la molécule est clivée</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli27.png" rel="lightbox-22"><img class="alignnone size-full wp-image-5630" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/eli27.png" alt="eli27" width="725" height="97" /></a></p>
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		<title>Chapitre 7 : Additions électrophiles sur les alcènes et alcynes</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 21:59:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L&#8217;intérêt des ajouts (additions) électrophiles sur les liaisons C = C est de transformer deux carbones sp2 en deux carbones sp3 et d&#8217;ajouter une chaîne ou un groupe sur la molécule existante. Comme deux atomes de carbone sont impliqués dans la réaction, l&#8217;ajout du nouveau groupe peut donner plusieurs produits avec plus ou moins de [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;intérêt des <span style="text-decoration: underline;">ajouts (additions)</span> électrophiles sur les liaisons C = C est de transformer deux carbones sp2 en deux carbones sp3 et d&rsquo;ajouter une chaîne ou un groupe sur la molécule existante.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi1.png" rel="lightbox-0"><img class="alignnone size-full wp-image-5510" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi1.png" alt="addi1" width="634" height="99" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme deux atomes de carbone sont impliqués dans la réaction, l&rsquo;ajout du nouveau groupe peut donner plusieurs produits avec plus ou moins de (stéréo) sélectivité. En outre la transformation en carbones sp3 introduit également une régiosélectivité qui doit souvent être prise en considération.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi2.png" rel="lightbox-1"><img class=" size-full wp-image-5511 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi2.png" alt="addi2" width="508" height="495" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent nous allons discuter dans cette section les méthodes et les règles qui doivent être suivies pour obtenir le produit souhaité au cours de l&rsquo;addition d&rsquo;un groupe électrophile sur les liaisons doubles ou triples.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;hydrogénation catalytique :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est, en principe,<span style="text-decoration: underline;"> l&rsquo;ajout (l&rsquo;addition)</span> le plus facile sur une liaison C = C car il n&rsquo;y a pas de nouveau groupe sur le produit. Les carbones sp2 sont réduits en carbones sp3. Or cette réaction n&rsquo;est pas spontanée en dépit du fait que c&rsquo;est une réaction exothermique. L&rsquo;énergie d&rsquo;activation pour briser la liaison H-H est énorme et un catalyseur est nécessaire pour effectuer la réaction.</p>
<p style="text-align: justify;">   <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi14.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-5512" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi14.png" alt="addi14" width="574" height="75" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme catalyseur on peut utiliser le platine (Pt), le nickel de Raney(Ni) et du palladium sur C (Pd/C).</p>
<p style="text-align: justify;">Ils ont la capacité de dissocier les atomes d&rsquo;hydrogène et de les fixer sur leur surface ce qui les rend disponibles pour l&rsquo;ajout sur les alcènes. Comme nous avons vu dans la section de la cinétique, le catalyseur diminue l&rsquo;énergie d&rsquo;activation de la réaction et le processus peut être représenté en 4 étapes :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Approche et la liaison des réactifs</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Déplacement sur la surface</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Réaction(s)</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Départ des produits</p>
<p style="text-align: justify;">   <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine711.png" rel="lightbox-3"><img class="alignnone size-full wp-image-5220" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine711.png" alt="kine71" width="643" height="191" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la première étape les réactifs ont lieu sur la surface du catalyseur hétérogène. La quantité de réactif qui peut avoir lieu sur le catalyseur dépend de sa surface. Il est donc conseillé d&rsquo;utiliser de petites particules de catalyseur pour augmenter le rapport surface/volume (ou surface/masse). Les alcènes se placent parallèlement à la surface dans la direction de la liaison π.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="  wp-image-5221 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine72.png" alt="kine72" width="377" height="198" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il n&rsquo;y a aucune raison que les réactifs se lient immédiatement sur des spots à proximité. La deuxième étape consiste donc à ce que les réactifs se déplacent sur la surface. Ils finiront par être en contact les uns avec les autres de sorte que la réaction peut avoir lieu.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5222 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine73.png" alt="kine73" width="509" height="117" /></p>
<p style="text-align: justify;">La troisième étape (et éventuellement les suivantes) est la réaction entre les réactifs. Un hydrogène activé attaque un carbone sp<sup>2</sup> tandis que la liaison π relie le second carbone avec la platine. La prochaine étape de la réaction est que la liaison entre le carbone et <span style="text-decoration: underline;">le platine</span> attaque l&rsquo;hydrogène restant.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5223 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine74.png" alt="kine74" width="221" height="146" /></p>
<p style="text-align: justify;">Durant la dernière étape, l&rsquo;alcane quitte la surface du catalyseur en laissant un espace pour que les réactifs se lient.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;hydrogénation est stéréosélective, à savoir qu&rsquo;au niveau de la liaison C = C la place des groupes sur les atomes de carbone ne sont pas équivalents et la molécule est plane. Si les atomes d&rsquo;hydrogène sont fixés sur le même côté (mais pas sur le même atome de carbone) de la molécule alors c&rsquo;est une <span style="text-decoration: underline;">addition syn</span>. Comme les groupes ajoutés sont des hydrogènes , le produit est donc cis (voir substitutions nucléophiles et cis et trans des produits).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi3.png" rel="lightbox-4"><img class=" size-full wp-image-5513 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi3.png" alt="addi3" width="677" height="515" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si les groupes ont été ajoutés sur les côtés opposés des molécules (toujours pas sur le même carbone) l&rsquo;addition serait anti et le produit serait trans. Ce produit ne sera pas observé parce que les réactifs sont liés au catalyseur et ne peuvent pas se déplacer librement pendant la réaction. Les deux hydrogènes sont ainsi du même côté de la molécule avant la réaction et après la réaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est important seulement si, après la réaction, le carbone sp<sup>3</sup>  nouvellement formé ne peut pas tourner. Ce sera le cas lorsque la liaison est impliquée dans un cycle ou s&rsquo; il y a des groupes volumineux. En outre le fait que l&rsquo;on obtient seulement le produit cis ne signifie pas qu&rsquo;un seul produit est possible. La raison en est qu&rsquo;il y a un seul plan de chaque côté de la liaison de π (pour un total de 2). Si les deux plans sont équivalents, nous obtenons un mélange racémique 50-50 de deux produits cis.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi4.png" rel="lightbox-5"><img class=" size-full wp-image-5514 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi4.png" alt="addi4" width="632" height="136" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si les plans ne sont pas équivalents un des produits est favorisé : les atomes d&rsquo;hydrogène sont fixés sur le côté moins occupé parce que les alcènes se placent sur le catalyseur de sorte que les groupes volumineux soient loin du catalyseur.</p>
<p style="text-align: justify;">Les catalyseurs solubles peuvent également être utilisés pour cette réaction. C&rsquo;est le cas pour le catalyseur de <strong><span style="color: #800080;">Wilkinson</span></strong> <span style="text-decoration: underline;">(tris(triphénylphosphine)</span> rhodium (I).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi5.png" rel="lightbox-6"><img class="alignnone size-full wp-image-5515" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi5.png" alt="addi5" width="842" height="374" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il conduit également aux produits cis.</p>
<p style="text-align: justify;">En termes de réactivité les atomes de carbone substitués réagissent plus lentement que les carbones ayant moins de groupes en raison de <strong><span style="color: #800080;">l&rsquo;encombrement stérique </span></strong>: les atomes d&rsquo;hydrogène ne sont pas très mobiles sur la surface du catalyseur et la liaison  π doit être proche pour obtenir l&rsquo;hydrogénation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les alcynes réagissent aussi plus rapidement que les alcènes ce qui permet d&rsquo;hydrogéner tous les alcynes en alcènes avant la formation des alcanes. Nous pouvons ainsi limiter l&rsquo;hydrogénation des alcènes si nous utilisons un mauvais catalyseur et si nous mettons un équivalent de H2 par alcyne. Nous allons obtenir l&rsquo;alcane avec 2 équivalents de H2 par alcyne.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi15.png" rel="lightbox-7"><img class="alignnone size-full wp-image-5516" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi15.png" alt="addi15" width="438" height="67" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Encore une fois cela conduira à l&rsquo;alcène cis. Pour obtenir l&rsquo;alcène trans nous utilisons du sodium dans l&rsquo;ammoniac. Le sodium génère un radical sur un atome de carbone et une charge négative sur l&rsquo;autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi16.png" rel="lightbox-8"><img class="alignnone size-full wp-image-5517" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi16.png" alt="addi16" width="782" height="102" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le produit trans est favorisé pour des raisons stériques.</p>
<p style="text-align: justify;">Les produits aromatiques peuvent difficilement être hydrogénés avec H<sub>2</sub>/cat (à 150° C), mais ils peuvent également être réduits différemment par la réduction de Birch impliquant Na, NH 3 et un alcool.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi6.png" rel="lightbox-9"><img class="alignnone size-full wp-image-5518" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi6.png" alt="addi6" width="987" height="183" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Autres types d&rsquo;ajouts électrophiles :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;addition de HX :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les autres  réactifs HX contenant un atome d&rsquo;hydrogène peuvent être plus facilement cassés (ou sont déjà ioniques) et ne nécessitent pas de catalyseur. Dans le cas d&rsquo;un acide halogène, en raison de leur caractère nucléophile, les liaisons de π qui sont plus faibles que les liaisons σ ont tendance à attaquer les molécules électrophiles. Dans ce cas la cible électrophile est le proton. Il est appelé une attaque électrophile. Le X nucléophile attaque le carbone positif (ou <strong><span style="color: #800080;">carbocation</span></strong>) par la suite.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi7.png" rel="lightbox-10"><img class="alignnone size-full wp-image-5519" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi7.png" alt="addi7" width="688" height="96" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction ne comporte pas de stéréosélectivité parce qu&rsquo;il y a deux étapes distinctes mais implique la régiosélectivité : c&rsquo;est la règle de <strong><span style="color: #800080;">Markovnikov</span></strong> qui dit que l&rsquo;halogène est fixé sur le carbone le plus substitué ou, inversement que le proton, est fixé sur le carbone le moins substitué. Personnellement je préfère rappeler que le <strong><span style="color: #800080;">carbocation</span></strong> le plus stable est formé. Rappelez-vous que les carbocations peuvent réorganiser la molécule pour former le carbocation plus stable.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi8.png" rel="lightbox-11"><img class="alignnone size-full wp-image-5520" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi8.png" alt="addi8" width="682" height="204" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;addition d&rsquo;eau :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;eau est ajoutée à alcènes en présence d&rsquo;acide sulfurique :<a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi9.png" rel="lightbox-12"><img class="alignnone size-full wp-image-5521" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi9.png" alt="addi9" width="706" height="91" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;acide sulfurique est choisi parce que le sulfate est moins nucléophile que l&rsquo;eau (parce que la charge est stabilisé par résonance). HCl doit être évité car Cl<sup>&#8211;</sup> est plus nucléophile que H<sub>2</sub>O. En outre toutes les étapes sont réversibles. Cela signifie que l&rsquo;alcool nouvellement généré peut être déshydraté dans le cas d&rsquo;un excès d&rsquo;acide.</p>
<p style="text-align: justify;">La présence d&rsquo;un carbocation explique quelques réarrangements d&rsquo;alcènes qui peuvent être observés dans des solvants acides.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi10.png" rel="lightbox-13"><img class=" size-full wp-image-5522 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi10.png" alt="addi10" width="588" height="162" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;addition de X<sub>2 </sub>:</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Des halogènes sont additionnés à C = C pour obtenir des produits trans.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi11.png" rel="lightbox-14"><img class=" size-full wp-image-5523 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi11.png" alt="addi11" width="452" height="99" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il est étrange que des éléments aussi chargés en électrons que des halogènes soient utilisés comme électrophiles pour cette réaction. La raison en est que la liaison entre les halogènes est <strong><span style="color: #800080;">polarisable</span></strong>. Un halogène va donc ressentir les électrons de la liaison π et va transférer une partie de ses électrons à l&rsquo;autre halogène. L&rsquo;halogène partiellement positif peut donc être attaqué par la liaison π et forme un <strong><span style="color: #800080;">halonium intermédiaire</span></strong> qui sera attaqué par l&rsquo;halogène négatif sur l&rsquo;autre côté de la liaison C-C.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi12.png" rel="lightbox-15"><img class=" size-full wp-image-5524 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi12.png" alt="addi12" width="442" height="238" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction est stéréosélective (toujours trans) et stéréospécifique (le résultat dépend de la disposition du réactif). En présence d&rsquo;autres agents nucléophiles, tels que l&rsquo;eau, la réaction commence normalement mais il existe une compétition entre X<sup>&#8211; </sup>et le nucléophile.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi13.png" rel="lightbox-16"><img class=" size-full wp-image-5525 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi13.png" alt="addi13" width="500" height="83" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction est plus lente sur alcynes parce que le halonium intermédiaire est moins stable. L&rsquo;halogénation est donc difficile à contrôler : les alcènes réagissent plus vite que les alcynes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La réaction d&rsquo;oxymercuration :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction est un moyen utile pour former des alcools ou des éthers à partir d&rsquo;alcènes. Elle implique l&rsquo;acétate de mercure et de l&rsquo;eau/alcool dans le THF comme solvant. L&rsquo;ouverture nucléophile de l&rsquo;eau/alcool se fait dans la position anti et sur le carbone le plus substitué (il n&rsquo;y a donc plus d&rsquo;espace pour l&rsquo;acétate de mercure).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi17.png" rel="lightbox-17"><img class=" size-full wp-image-5535 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi17.png" alt="addi17" width="566" height="483" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;oxymercuration suit la règle de Markovnikov mais il n&rsquo;y a pas de carbocation impliqué dans le processus. Comme tous les ajouts il est régiosélectif.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;eau conduit à la formation d&rsquo;un alcool et on peut utiliser un alcool au lieu de l&rsquo;eau pour obtenir un éther.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800080;">Réaction d&rsquo;hydroboration :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">BH3 (borane) est un acide de Lewis qui est stable sous la forme d&rsquo;un dimère et peut remplacer son hydrogène en 3 par 3 chaînes de carbone de THF (tétrahydrofurane (CH<sub>2</sub>)<sub>4</sub>O). Une fois que les chaînes sont liées, il est possible de supprimer le bore par une oxydation avec  H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>, NaOH et H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> pour obtenir le plus grand nombre d&rsquo;alcools.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi18.png" rel="lightbox-18"><img class=" size-full wp-image-5536 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi18.png" alt="addi18" width="906" height="110" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction ne suit pas la règle de Markovnikov (anti-Markovnikov) et est stéréosélective. Le mécanisme de la réaction implique l&rsquo;orbital p vide du bore qui interagit avec la liaison π pour former un complexe. Ce complexe permet un état de transition, avec 4 centres, dans lequel les liaisons se déplacent.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi19.png" rel="lightbox-19"><img class="alignnone size-full wp-image-5537" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi19.png" alt="addi19" width="814" height="217" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La règle Markovnikov s&rsquo;applique lorsque l&rsquo;hydrogène est chargé positivement. Dans le cas présent nous ajoutons H<sup>&#8211;</sup> et BH<sub>2</sub><sup>+</sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;élimination du bore est fait avec rétention de configuration et est stéréospécifique. Le bore est moins électronégatif que le carbone et donne ainsi ses électrons. NaOH prend un proton du H<sub>2</sub>0<sub>2</sub> pour former HOO<sup>&#8211;</sup> qui attaque le bore,  transferant sa charge négative. Il existe un réarrangement qui met un atome d&rsquo;oxygène entre la chaîne et le bore.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi20.png" rel="lightbox-20"><img class="alignnone size-full wp-image-5538" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi20.png" alt="addi20" width="983" height="104" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;eau et OH<sup>&#8211;</sup> agissent à l&rsquo;étape suivante pour supprimer le bore.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette addition peut également se faire sur des alcynes pour former des aldéhydes par  tautomérisation.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi21.png" rel="lightbox-21"><img class="alignnone size-full wp-image-5539" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi21.png" alt="addi21" width="850" height="218" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La réaction des alcènes avec des acides peroxycarboxyliques</p>
<p style="text-align: justify;">Les acides peroxycarboxyliques sont généralement instables. Le MCPBA et MMPP sont toutefois des peroxyacides stables et sont largement utilisés dans les laboratoires :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi26.png" rel="lightbox-22"><img class="alignnone size-full wp-image-5547" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi26.png" alt="addi26" width="721" height="369" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un des oxygènes des acides peroxycarboxyliques est électrophile. Ces acides peuvent donc réagir avec des alcènes pour former des époxydes et de l&rsquo;acide carboxylique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi22.png" rel="lightbox-23"><img class="alignnone size-full wp-image-5548" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi22.png" alt="addi22" width="884" height="292" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;addition est donc une réaction concertée, est stéréospécifique et est syn. La réaction est faite dans le plan le moins encombré de l&rsquo;alcène. La réactivité augmente avec la quantité de substituants qui partagent leurs électrons avec la liaison π (les chaînes alkyles par exemple).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800080;">L&rsquo;ozonolyse :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ozone peut briser des liaisons doubles. Dans un premier temps il ouvre la double liaison pour donner un intermédiaire appelé <span style="text-decoration: underline;">molozonide.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi23.png" rel="lightbox-24"><img class="alignnone size-full wp-image-5549" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi23.png" alt="addi23" width="808" height="154" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il rompt pour former <span style="text-decoration: underline;">l&rsquo;ozonide</span> qui peut être la prochaine oxydé ou réduit.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi24.png" rel="lightbox-25"><img class="alignnone size-full wp-image-5550" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi24.png" alt="addi24" width="717" height="185" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ozonolyse est donc un bon moyen pour obtenir les cétones et les acides carboxyliques à partir d&rsquo;alcènes. La méthode est également utile pour déterminer la position d&rsquo;une double liaison dans une molécule quand nous ne pouvons pas facilement la déterminer avec les techniques habituelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi25.png" rel="lightbox-26"><img class="size-full wp-image-5551 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/09/addi25.png" alt="addi25" width="528" height="328" /></a></p>
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		<title>Chapitre 6 : les polymères</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Sep 2015 17:54:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui on trouve des polymères partout.Ils peuvent être solides ou flexibles, résistants à des températures basses ou élevées mais sont généralement plus légers que les matériaux qu&#8217;ils remplacent. Par exemple, des chaises en bois ou des chassis métalliques sont avantageusement remplacés par des chassis en plastique. Les sacs en plastique sont dans tous les magasins [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui on trouve des polymères partout.Ils peuvent être solides ou flexibles, résistants à des températures basses ou élevées mais sont généralement plus légers que les matériaux qu&rsquo;ils remplacent. Par exemple, des chaises en bois ou des chassis métalliques sont avantageusement remplacés par des chassis en plastique. Les sacs en plastique sont dans tous les magasins (et aussi dans les océans ou les forêts) et peuvent supporter des charges lourdes sans problème (quand ils cassent  c&rsquo;est généralement en raison d&rsquo;une arête de coupe). Le développement des polymères était vraiment une révolution dans nos vies et nous pouvons difficilement imaginer un retour en arrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Les polymères sont dérivés du pétrole et sont faits de petits blocs appelés <strong><span style="color: #800080;">monomères</span></strong>. Les monomères sont de petites molécules, généralement gazeuses, portant un groupe fonctionnel qui peut donner des propriétés au polymère. Les monomères, qui composent un polymère, sont ajoutés un par un au polymère qui se développe en longueur. Nous verrons la réaction un peu plus tard. En raison de leur taille énorme les polymères sont solides. Pour écrire la formule d&rsquo;un polymère nous écrivons le plus petit bloc constitutif entre crochets, ce bloc étant présents &laquo;&nbsp;n&nbsp;&raquo; fois dans le polymère. A noter que pour un réacteur les longueurs des polymères produits ne sont pas toutes identiques. Nous obtenons une distribution de taille et &laquo;&nbsp;n&nbsp;&raquo; n&rsquo;est donc pas une valeur fixe.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer1.png" rel="lightbox-0"><img class="alignnone size-full wp-image-5472" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer1.png" alt="polymer1" width="386" height="161" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques-uns des polymères habituels et les monomères dont ils sont faits.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer2.png" rel="lightbox-1"><img class="alignnone size-full wp-image-5473" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer2.png" alt="polymer2" width="906" height="510" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les propriétés d&rsquo;un matériau polymère sont données par les interactions entre les chaînes de polymère. Les chaînes peuvent être linéaires ou ramifiées. Il est possible de fabriquer des polymères de plusieurs monomères différents. Il ya plusieurs façons d&rsquo;obtenir ces polymères. Les monomères dans la chaîne peuvent être mis en bloques, en series &#8230;&#8230;..</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer3.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-5474" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer3.png" alt="polymer3" width="353" height="277" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme écrit plus haut les propriétés des polymères dépendent des interactions entre les chaînes. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;interaction du tout les chaînes se déplacent librement entre elles, sans résistance et si nous étendons le matériau par deux côtés opposés il se dépense et se brise. La même chose arrive si les chaînes ont des attractions physiques entre elles. Celles-ci peuvent facilement être cassées par un chauffage ou par la force. Ce genre de matériel est appelé<strong><span style="color: #800080;"> thermoplastique.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer4.png" rel="lightbox-3"><img class="alignnone size-full wp-image-5475" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer4.png" alt="polymer4" width="889" height="198" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Des liaisons peuvent être faites entre les chaînes. S&rsquo;il n&rsquo;y en a que quelques-unes lorsque nous tendons la matière celle-ci va s&rsquo;étendre jusqu&rsquo;à un point où les liaisons bloquent tout mouvement supplémentaire. Elles empêchent le matériel de se briser aussi facilement qu&rsquo;un produit thermoplastique. Un tel produit est appelé un <strong><span style="color: #800080;">élastomère</span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;il y a plus de liaisons le produit devient plus rigide et la rigidité augmente lorsque nous le réchauffons celui-ci est appelé un produit <strong><span style="color: #800080;">thermo-durcissant.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Courbe de traction-tension :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;élasticité et la rigidité des polymères sont déterminées par une courbe de traction. Une machine étire le matériel alors que la force appliquée et l&rsquo;étirement (ou la déformation) de la matière sont mesurés. Le matériel doit avoir la géométrie d&rsquo;un cylindre pour éviter les problèmes liés à la symétrie. Au lieu de la force on mesure la pression (ou tension) R = F / S où S est la surface de la base du cylindre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer6.png" rel="lightbox-4"><img class="alignnone size-full wp-image-5480" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer6.png" alt="polymer6" width="755" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps la <strong><span style="color: #800080;">déformation est élastique</span></strong> et la variation de la longueur de l&rsquo;échantillon ΔL est directement proportionnelle à la force appliquée F. La pente de cette courbe donne le <strong><span style="color: #800080;">module de Young E</span> </strong>qui est une caractéristique de l&rsquo;élasticité (dans la direction donnée) de la matière. Si la force devait être enlevée le matériel serait revenu à sa forme initiale. C&rsquo;est donc un processus réversible.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite la courbe s&rsquo;aplatit et la déformation n&rsquo;est plus une déformation élastique mais une <strong><span style="color: #800080;">déformation plastique </span></strong>: le matériel est déformé par la force appliquée et ne peut pas revenir à l&rsquo;état initial. La variation de la pente peut être légère ou massive. Cette région est appelée la région<span style="text-decoration: underline;"> d&rsquo;écrouissage</span> et le point où le changement de pente survient est appelé la limite d&rsquo;élasticité R<sub>e</sub>. La courbe devrait augmenter jusqu&rsquo;à un maximum Rm appelé la résistance à la traction maximum. Pourtant tous les nœuds ne se cassent pas toujours en même temps et nous pouvons voir l&rsquo;apparition des plateaux sur la courbe. Au Rm les liaisons liant les polymères sont toutes cassées. L&rsquo;expérience se poursuit jusqu&rsquo;à ce que le matériel soit cassé en deux morceaux distincts.</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong><span style="color: #800080;">ductilité</span></strong><strong><span style="color: #800080;"> </span></strong>désigne la façon dont un matériau se rompt. Les matériaux thermodurcissables se cassent après une région élastique courte (avec un grand module E de Young) : à cause de beaucoup de liaisons le matériel n&rsquo; est pas flexible mais quand le stress est assez grand, le matériel casse directement en deux morceaux. Dans le cas de matériaux ductiles l&rsquo;échantillon devient plus mince et plus long avant la fracture. En conséquence la courbe continue plus loin après Rm.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer7.png" rel="lightbox-5"><img class="alignnone size-full wp-image-5482" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer7.png" alt="polymer7" width="822" height="435" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les paramètres qui influent sur les propriétés des polymères sont :</p>
<p style="text-align: justify;">a) La température : par les interactions entre les chaînes. À un certain point appelé la <strong><span style="color: #800080;">température de transition vitreuse T<sub>G</sub></span></strong>, les propriétés du polymère changent de manière drastique. La température de transition vitreuse T<sub>G</sub> est un intervalle de caractéristique de température, pour un matériau donné, de la transition entre l&rsquo;état solide et un état flexible et élastique. T<sub>G</sub> dépend de tous les paramètres suivants et de la pression.</p>
<p style="text-align: justify;">b)<strong><span style="color: #800080;"> La cristallinité </span></strong>: il se réfère à l&rsquo;ordre dans le solide. Les interactions et la densité dans le polymère ne sont pas identiques partout dans le matériau. Les <strong><span style="color: #800080;">zones cristallines</span></strong> sont des zones où les chaînes sont bien emballées et ont des interactions fortes. Les chaînes dans les <strong><span style="color: #800080;">zones amorphes</span></strong> ne sont pas bien emballées. Une chaîne unique peut être en même temps dans une région amorphe et dans une zone cristalline.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer8.png" rel="lightbox-6"><img class="alignnone size-full wp-image-5483" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer8.png" alt="polymer8" width="577" height="385" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">c) La longueur de la chaîne : il augmente la quantité d&rsquo;interactions.</p>
<p style="text-align: justify;">d) Le monomère(s) : le groupe  que le monomère porte influence des interactions entre les chaînes</p>
<p style="text-align: justify;">e) La réticulation : c&rsquo;est la quantité de liaisons chimiques que nous faisons dans le matériel.</p>
<p style="text-align: justify;">f) la vitesse de déformation : un matériel élastique peut se briser si nous tendons assez vite.</p>
<p style="text-align: justify;">g) Les additifs : nous pouvons ajouter certaines molécules dans le matériel pour lier les chaînes ensemble ou pour éviter que cela se produise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La synthèse :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il ya plusieurs façons de faire des polymères. On peut les subdiviser en deux types : la polyaddition et polycondensation. La différence est que la polyaddition génère seulement le polymère tandis que la polycondensation génère également des petites molécules.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Polyaddition :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle peut être subdivisée en deux grandes catégories : la polymérisation radicale (polymérisation non chargée) et la polymérisation ionique (anionique, cationique ou polymérisation de coordination). Ils sont tous semblables mais nous n&rsquo;allons montrer que la polymérisation radicale ici.</p>
<p style="text-align: justify;">La synthèse est composée de 3 étapes principales : l&rsquo;initiation, la propagation et l&rsquo;étape de terminaison.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800080;">L&rsquo;étape d&rsquo;initiation :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un initiateur est mélangé avec les monomères. Dans le cas de la polymérisation radicale l&rsquo;initiateur est un radical. Ce radical peut être généré par la décomposition thermique ou par photolyse.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple le peroxyde de benzoyle (BPO) peut être clivé de manière homolytique par une élévation de température ou par un laser d&rsquo;une fréquence donnée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer9.png" rel="lightbox-7"><img class=" size-full wp-image-5489 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer9.png" alt="polymer9" width="812" height="193" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En fait le radical produit se réarrange pour libérer le CO2.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer11.png" rel="lightbox-8"><img class="alignnone size-full wp-image-5490" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer11.png" alt="polymer11" width="716" height="219" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Les radicaux réagissent avec un monomère, le transfert du radical de l&rsquo;autre côté de la molécule.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer10.png" rel="lightbox-9"><img class="alignnone size-full wp-image-5491" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer10.png" alt="polymer10" width="564" height="84" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">De ce point nous avons un début de chaîne qui porte un radical et qui est capable d&rsquo;attaquer les monomères  c&rsquo;est l&rsquo;étape de <span style="color: #800080;">propagation </span>:</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer13.png" rel="lightbox-10"><img class="alignnone size-full wp-image-5493" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer13.png" alt="polymer13" width="418" height="30" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme il existe encore un radical à la fin de cette réaction il <span style="text-decoration: underline;">va ainsi de suite, ce qui augmente</span> la longueur de la chaîne par un monomère à chaque fois que la réaction a lieu. Une chaîne arrête de croître lorsque le radical est neutralisé. C&rsquo;est l&rsquo;étape de terminaison. Lors de cette étape deux chaînes en croissance réagissent ensemble. <span style="text-decoration: underline;">Cela peut arriver de deux façons </span>:</p>
<p style="text-align: justify;">Résiliation (terminaison) : les deux chaînes se confondent</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer14.png" rel="lightbox-11"><img class="alignnone size-full wp-image-5494" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer14.png" alt="polymer14" width="451" height="31" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dismutation : les extrémités des chaînes portant le radical ont une réaction d&rsquo;oxydoréduction ensemble. Pour rappel la réaction de dismutation d&rsquo;habitude est un type spécifique de réaction redox dans laquelle une espèce est simultanément réduite et oxydée pour former deux produits différents.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer15.png" rel="lightbox-12"><img class="alignnone size-full wp-image-5495" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer15.png" alt="polymer15" width="181" height="31" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas des polymères :</p>
<p style="text-align: justify;"><img class=" size-full wp-image-5492 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer16.png" alt="polymer16" width="786" height="42" /></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Polycondensation :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le processus est tout à fait différent de la polyaddition. Dans ce cas les monomères portent un groupe fonctionnel à ses deux extrémités. Les groupes fonctionnels peuvent réagir avec ceux des autres monomères à condenser ensemble. Par exemple un acide carboxylique se condense avec  un alcool, un ester et l&rsquo;eau.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer17.png" rel="lightbox-13"><img class="alignnone size-full wp-image-5496" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer17.png" alt="polymer17" width="627" height="29" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;alcool a été remplacé par un groupe amine nous obtiendrions un amide qui est aussi d&rsquo;habitude la liaison entre les peptides et donc appelé une liaison peptidique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer18.png" rel="lightbox-14"><img class="alignnone size-full wp-image-5497" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer18.png" alt="polymer18" width="658" height="29" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="line-height: 1.6em;">La production de polymères est un processus exothermique : nous créons de nouvelles obligations. Toutefois il diminue le trouble comme il y a moins de molécules dans le système. En conséquence la production de polymères doit être effectuée dans une plage donnée de température. La température peut être approchée à partir du type et de la concentration des monomères. En effet, sauf au début de la réaction, il faut que la concentration de deux polymères de tailles similaires soient approximativement égales.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer19.png" rel="lightbox-15"><img class="alignnone size-full wp-image-5498" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/08/polymer19.png" alt="polymer19" width="707" height="64" /></a></p>
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		<title>Chapitre 5 : cinétique chimique &#8211; vitesse de la réaction</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 17:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Cinétique chimique : La cinétique est un domaine de la chimie qui étudie la vitesse des réactions. La vitesse de la réaction peut dépendre des conditions de la réaction. Par exemple lorsque nous mettons H2 (g) et O2 (g) nous ne produisons pas de l&#8217;eau spontanément : Cette réaction a une ΔG0 très négative. Cependant si [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Cinétique chimique :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La cinétique est un domaine de la chimie qui étudie la vitesse des réactions. La vitesse de la réaction peut dépendre des conditions de la réaction. Par exemple lorsque nous mettons H2 (g) et O2 (g) nous ne produisons pas de l&rsquo;eau spontanément :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine30.png" rel="lightbox-0"><img class=" size-full wp-image-5098 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine30.png" alt="kine30" width="238" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction a une ΔG<sup>0</sup> très négative. Cependant si nous produisons une étincelle la réaction va aller très vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vu que la température a une influence sur l&rsquo;équilibre des réactions. Au SCTP la formation d&rsquo;ammoniac a une ΔG<sup>0</sup> négative mais  devient positive pour des températures de plus de 434 K :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine31.png" rel="lightbox-1"><img class=" size-full wp-image-5099 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine31.png" alt="kine31" width="246" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sans variation de température une réaction peut être accélérée si l&rsquo;on utilise un catalyseur. Nous allons discuter des catalyseurs plus loin dans ce chapitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut donc être important de connaître la vitesse des réactions en fonction de différents paramètres afin d&rsquo;optimiser la production d&rsquo;une molécule particulière, la destruction de certains déchets ou tout autre procédé.</p>
<p style="text-align: justify;">La vitesse d&rsquo;une réaction est une variation de la concentration des espèces engagées dans la réaction en fonction du temps. Elle est toujours positive. Comme il peut y avoir plusieurs différents coefficients stoechiométriques, nous devons nous entendre sur la définition de la vitesse d&rsquo;une réaction parce que les concentrations ne varient pas de la même façon. Pour obtenir cette vitesse, on divise la variation dans le temps de la concentration des espèces correspondantes  par le coefficient stoechiométrique. Dans la réaction :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine32.png" rel="lightbox-2"><img class=" size-full wp-image-5100 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine32.png" alt="kine32" width="158" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">nous considérons une seule vitesse de réaction qui est :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine33.png" rel="lightbox-3"><img class=" size-full wp-image-5101 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine33.png" alt="kine33" width="297" height="52" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les concentrations des réactifs diminuent au fil du temps et le débit est de signe opposé à la variation de leur concentration :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine29.png" rel="lightbox-4"><img class=" size-full wp-image-5102 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine29.png" alt="kine29" width="463" height="311" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant la réaction la vitesse dépend de la concentration de toutes les espèces impliquées :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine34.png" rel="lightbox-5"><img class=" size-full wp-image-5103 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine34.png" alt="kine34" width="208" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les coefficients α, β et γ sont  l&rsquo;ordre de la réaction en ce qui concerne les espèces correspondantes et leur somme α + β + γ est  l&rsquo;ordre global de la réaction. L&rsquo;ordre de la réaction à l&rsquo;égard de l&rsquo;une des espèces est souvent leur coefficient stoechiométrique mais pas systématiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&rsquo;équilibre la vitesse de la réaction dans une direction est égale à la vitesse de la réaction dans l&rsquo;autre sens :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine35.png" rel="lightbox-6"><img class=" size-full wp-image-5104 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine35.png" alt="kine35" width="57" height="22" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il est faux de dire que v = 0. Les deux réactions ont la même vitesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début de la réaction on peut négliger les concentrations des produits de l&rsquo;expression de la vitesse avec β = γ = 0. La vitesse au début de la réaction est donc simplement :</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine36.png" rel="lightbox-7"><img class=" size-full wp-image-5106 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine36.png" alt="kine36" width="113" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Méthode intégrale :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut déterminer l&rsquo;ordre de la réaction en ce qui concerne une espèce en gardant constante la concentration des autres réactifs. Fondamentalement nous mettons un grand excès de réactifs sauf pour les espèces que nous voulons étudier. De cette façon, seulement, une concentration varie de façon significative. Pendant la réaction on détecte la variation de la concentration de l&rsquo;espèce cible dans le temps :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine37.png" rel="lightbox-8"><img class=" size-full wp-image-5124 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine37.png" alt="kine37" width="679" height="400" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous concentrons sur la période de temps juste après le début de la réaction. Avant cela  il n&rsquo;y a aucune variation  détectable (le réactif n&rsquo;est probablement même pas dans la solution), puis les produits peuvent jouer un rôle dans la vitesse de réaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la réaction a un ordre égal à 1 à l&rsquo;égard des espèces cibles la vitesse est :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine39.png" rel="lightbox-9"><img class=" size-full wp-image-5125 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine39.png" alt="kine39" width="328" height="91" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Et ainsi nous pouvons trouver une ligne droite lorsque nous traçons ln [A] en fonction du temps dont la pente est -ak :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine38.png" rel="lightbox-10"><img class="alignnone size-full wp-image-5126" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine38.png" alt="kine38" width="730" height="227" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;ordre = 2, le ln [A] ne donnera pas une ligne droite mais 1/[A] le fera. Dans ce cas la pente est ak :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine40.png" rel="lightbox-11"><img class=" size-full wp-image-5127 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine40.png" alt="kine40" width="329" height="121" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ordre peut également être égal à zéro ce qui signifie que la concentration du réactif n&rsquo;a pas d&rsquo;importance (sauf pour de très faibles concentrations). Cela signifie que la réaction est limitée par quelque chose d&rsquo;autre. Nous observons souvent un ordre zéro avec les réactions qui se déroulent en présence d&rsquo;un catalyseur.</p>
<p style="text-align: justify;">Les catalyseurs sont des espèces qui affectent la réaction mais ne sont pas consommés pendant la réaction. Les catalyseurs les plus communs sont solides mais certains catalyseurs sont liquides. Sur les catalyseurs solides les réactifs peuvent se lier. En raison de cette nouvelle liaison, les liaisons dans le réactif sont plus faibles et la réactivité est améliorée. La réaction est ainsi limitée par l&rsquo;espace disponible sur le catalyseur. La solution est mélangée au cours de la réaction afin qu&rsquo;il y ait toujours des réactifs au voisinage du catalyseur. Sinon les réactifs seront de plus en plus loin du catalyseur au fur et à mesure que le temps passe. L&rsquo;évolution de la concentration serait plus complexe dans ce cas. Nous allons discuter à propos des catalyseurs plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La méthode des vitesses initiales :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu d&rsquo;utiliser des excès de réactifs nous pouvons faire plusieurs expériences et varier la concentration, à chaque fois :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine42.png" rel="lightbox-12"><img class=" size-full wp-image-5131 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine42.png" alt="kine42" width="475" height="24" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">n&rsquo;est évidemment pas une réaction simple. La vitesse dépend simultanément des trois réactifs BrO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup>, Br<sup>&#8211;</sup> et H<sup>+</sup>. Nous faisons d&rsquo;abord la réaction avec des concentrations identiques [BrO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup>] = [Br<sup>&#8211;</sup>] = [ H<sup>+</sup>] = 0.1M. Nous analysons l&rsquo;évolution de la concentration d&rsquo;une espèce en fonction du temps et on ne considère que la variation de concentration directement après le début de la réaction pour déterminer la vitesse de la réaction :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine41.png" rel="lightbox-13"><img class="alignnone size-full wp-image-5132" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine41.png" alt="kine41" width="633" height="283" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un second temps nous faisons la même réaction mais modifions la concentration d&rsquo;un des réactifs. La vitesse de réaction va changer en conséquence et ainsi nous pouvons déterminer l&rsquo;ordre pour chaque espèce. Finalement lorsque nous savons tous les ordres nous pouvons déterminer la valeur de k.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Modèle de collisions :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les réactions sont décomposées dans les événements élémentaires. Dans ce cas l&rsquo;ordre est le coefficient stoechiométrique (généralement 1 ou 2). Les événements élémentaires sont des réactions qui sont effectuées en une seule étape : tout est fait lors de la collision entre les deux molécules :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine50.png" rel="lightbox-14"><img class=" size-full wp-image-5179 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine50.png" alt="kine50" width="309" height="26" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple la réaction entre le monoxyde de carbone CO et le NO<sub>2</sub> est un événement primaire : l&rsquo;atome d&rsquo;oxygène est transféré de NO<sub>2</sub> au CO lors d&rsquo;une collision entre les deux espèces. Lorsque l&rsquo;impact se produit et les molécules sont dans la bonne orientation la liaison N-O s&rsquo;affaiblit et simultanément une liaison est formée entre C et O :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine51.png" rel="lightbox-15"><img class=" size-full wp-image-5180 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine51.png" alt="kine51" width="368" height="67" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les collisions entre les molécules ne conduisent pas toujours à un nouveau produit et il y a des conditions pour que la réaction se produise. Le produit intermédiaire de réaction OCONO ne peut être obtenu que si la collision vient d&rsquo;un angle donné : l&rsquo;intermédiaire est linéaire. En plus de cette limitation spatiale pour transférer l&rsquo;atome d&rsquo;oxygène la liaison entre O et N doit être étirée, ce qui nécessite de l&rsquo;énergie. Enfin il existe une variation du nombre de moles de gaz au cours de cette réaction : NO est un liquide et par conséquent il implique une diminution de l&rsquo;entropie qui doit être entièrement dégagée.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe donc un minimum d&rsquo;énergie qui est nécessaire pour obtenir la réaction. Cette énergie est appelée l&rsquo;énergie d&rsquo;activation. On peut représenter l&rsquo;évolution d&rsquo;une réaction par le graphique suivant :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine49.png" rel="lightbox-16"><img class=" size-full wp-image-5181 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine49.png" alt="kine49" width="769" height="511" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les réactifs, pris séparément, ont une quantité donnée d&rsquo;énergie. Les produits de la réaction ont une énergie plus faible. La différence d&rsquo;énergie entre les produits et les réactifs est l&rsquo;enthalpie de la réaction. Pour obtenir les produits l&rsquo;énergie d&rsquo;activation est similaire à une barrière qui doit être montée. Au sommet de cette barrière se trouve l&rsquo;état excité, appelé de cette façon parce qu&rsquo;il est riche en énergie. Après l&rsquo;état excité l&rsquo;énergie diminue vers le bas pour atteindre le niveau d&rsquo;énergie, des produits, qui doit être inférieur à l&rsquo;énergie des réactifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour faire la réaction dans l&rsquo;autre direction, en formant du CO et NO2, l&rsquo;énergie d&rsquo;activation est beaucoup plus grande et les produits sont énergétiquement moins favorables. La différence entre les deux énergies d&rsquo;activation est aussi égale à l&rsquo;enthalpie de réaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour dépasser l&rsquo;énergie d&rsquo;activation les molécules doivent avoir assez d&rsquo;énergie cinétique. Si tel est le cas elles auront des collisions avec succès. Rappelez-vous que l&rsquo;énergie cinétique des molécules dépend de la température. Si la température augmente une plus grande population de molécules aura une énergie cinétique supérieure à l&rsquo;énergie d&rsquo;activation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;expression de la vitesse de la réaction on trouve ces dépendances dans la constante de vitesse k :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine53.png" rel="lightbox-17"><img class=" size-full wp-image-5184 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine53.png" alt="kine53" width="283" height="39" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le paramètre d&rsquo;énergie se trouve dans l&rsquo;exponentielle et le paramètre spatial et la fréquence, des collisions, se trouvent dans la constante A.</p>
<p style="text-align: justify;">Notez que les molécules lentes peuvent également réagir si elles ont une grande énergie potentielle par exemple beaucoup d&rsquo;énergie de vibration. Au lieu de l&rsquo;énergie cinétique l&rsquo;énergie potentielle est utilisée :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine54.png" rel="lightbox-18"><img class=" size-full wp-image-5185 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine54.png" alt="kine54" width="190" height="25" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent si deux NOBr sont correctement alignés ils peuvent former Br2 même si leur énergie cinétique est faible en raison de la vibration des liaisons Br-N :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine52.png" rel="lightbox-19"><img class=" size-full wp-image-5186 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine52.png" alt="kine52" width="593" height="112" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Eventuellement les liaisons N-Br peuvent être étirées simultanément, en approchant les deux Br l&rsquo;une de l&rsquo;autre on peut faciliter la formation de Br2.</p>
<p style="text-align: justify;">La vitesse de la réaction pour former l&rsquo;acide iodhydrique à partir d&rsquo;hydrogène et d&rsquo;iode peut nous faire penser que c&rsquo;est une réaction élémentaire :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine56.png" rel="lightbox-20"><img class=" size-full wp-image-5198 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine56.png" alt="kine56" width="135" height="67" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En effet les exposants des concentrations sont les coefficients stoechiométriques des réactifs. Toutefois cette réaction n&rsquo;est pas une réaction élémentaire. Pour être une réaction élémentaire il faudrait que les molécules soient alignées d&rsquo;une manière spécifique et que les liaisons se cassent et se forment en même temps. Cela signifie que les quatre événements doivent se produire en même temps, en plus de l&rsquo;angle de collision spécifique :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine55.png" rel="lightbox-21"><img class="alignnone size-full wp-image-5199" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine55.png" alt="kine55" width="812" height="142" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant la réaction se fait à une vitesse telle que nous pouvons penser à un événement élémentaire. Alors que la réaction complète est la succession de plusieurs évènements élémentaires qui se produisent l&rsquo;un après l&rsquo;autre.</p>
<p style="text-align: justify;">La première étape est la dissociation homolytique de I<sub>2</sub>. Cela se fait à l&rsquo;aide d&rsquo;un métal  catalyseur :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine57.png" rel="lightbox-22"><img class=" size-full wp-image-5200 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine57.png" alt="kine57" width="154" height="69" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il a été observé que la composition du récipient peut affecter la vitesse de la réaction. La dissociation se fait donc à la surface du récipient. Après la dissociation I peux réagir avec H<sub>2</sub> pour former H<sub>2</sub>I qui peut réagir avec le second I de la première réaction pour produire 2 HI.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine58.png" rel="lightbox-23"><img class=" size-full wp-image-5201 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine58.png" alt="kine58" width="125" height="125" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333300;">Alors que la dernière réaction est complète, la première et deuxième réaction sont des réactions d&rsquo;équilibre et peuvent donc aller dans les deux sens.</span></p>
<p style="text-align: justify;">La vitesse globale de la réaction est déterminé par l&rsquo;événement primaire le plus lent. Cette étape lente est la dernière réaction :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine59.png" rel="lightbox-24"><img class=" size-full wp-image-5202 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine59.png" alt="kine59" width="170" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comment nous pouvons prouver que cette vitesse est égale à celle obtenue expérimentalement?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine60.png" rel="lightbox-25"><img class="alignnone size-full wp-image-5203" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine60.png" alt="kine60" width="114" height="26" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour obtenir une telle chose, nous utilisons deux hypothèses :</p>
<p style="text-align: justify;">les réactions d&rsquo;équilibre sont presque à l&rsquo;équilibre : la troisième réaction est plus lente que les deux premières réactions et on suppose que la différence de vitesse est telle que les premières réactions (presque) ont le temps pour atteindre l&rsquo;équilibre. Par conséquent, on peut dire que pour ces deux réactions la vitesse dans une direction est égale à la vitesse dans la direction opposé :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine61.png" rel="lightbox-26"><img class=" size-full wp-image-5204 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine61.png" alt="kine61" width="199" height="48" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport entre les constantes de réaction k1 / k-1 est la constante K1 global.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine62.png" rel="lightbox-27"><img class=" size-full wp-image-5205 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine62.png" alt="kine62" width="139" height="56" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons faire la même chose pour la deuxième équation :</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine63.png" rel="lightbox-28"><img class=" size-full wp-image-5206 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine63.png" alt="kine63" width="180" height="118" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons maintenant remplacer les concentrations de v3 avec les expressions que nous avons trouvées tout à l&rsquo;heure :</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine64.png" rel="lightbox-29"><img class=" size-full wp-image-5207 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine64.png" alt="kine64" width="277" height="96" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La constante qui a été trouvée expérimentalement est donc une combinaison des trois constantes de réaction.</p>
<p style="text-align: justify;">la concentration de H<sub>2</sub>I est constante :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine65.png" rel="lightbox-30"><img class=" size-full wp-image-5213 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine65.png" alt="kine65" width="96" height="50" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">H<sub>2</sub>I est le produit de la deuxième réaction et le réactif de la troisième réaction. Par cette hypothèse nous supposons que dès que H<sub>2</sub>I est produit, il sera consommé par l&rsquo;étape suivante de la réaction ou redevient H<sub>2</sub> et I par l&rsquo;inverse de la deuxième réaction.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine66.png" rel="lightbox-31"><img class=" size-full wp-image-5214 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine66.png" alt="kine66" width="282" height="153" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons insérer cela dans l&rsquo;expression de la v3 :</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine67.png" rel="lightbox-32"><img class=" size-full wp-image-5215 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine67.png" alt="kine67" width="170" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333300;">Étant donné que  v<sub>1</sub>=v<sub>-1</sub>  (à partir de la première hypothèse), [I]<sup>2</sup>=K<sub>1</sub>[I<sub>2</sub>]  et :</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine68.png" rel="lightbox-33"><img class="alignnone size-full wp-image-5216" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine68.png" alt="kine68" width="173" height="70" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons ici la même expression que celle que nous avons obtenue avec la première hypothèse dans le numérateur. Nous pouvons donc faire l&rsquo;hypothèse que la concentration de H<sub>2</sub>I est constante si K3 [I] / k-2 &lt;&lt; 1, à savoir que la concentration de I est petite et que k<sub>3</sub>&lt;&lt;k<sub>-2</sub>. Elle est donc seulement correcte au début de la réaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions penser que l&rsquo;hydrogénation de Br2 suit la même cinétique, mais nous sommes loin de la vérité. En effet :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine69.png" rel="lightbox-34"><img class="alignnone size-full wp-image-5217" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine69.png" alt="kine69" width="165" height="129" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction est également une série d&rsquo;étapes élémentaires</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine70.png" rel="lightbox-35"><img class="alignnone size-full wp-image-5218" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine70.png" alt="kine70" width="220" height="183" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;"> <span style="color: #333300;">Le catalyseur :</span></span></strong></p>
<p><span style="color: #333300;">Un catalyseur est une espèce qui est impliquée dans une réaction mais non consommée ou produite pendant la réaction. Il permet à la réaction de se produire par une diminution de l&rsquo;énergie d&rsquo;activation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine75.png" rel="lightbox-36"><img class="alignnone size-full wp-image-5235" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine75.png" alt="kine75" width="569" height="357" /></a></p>
<p>Un catalyseur peut être dans la même phase que les réactifs, dans ce cas on parle d&rsquo;un catalyseur homogène ou dans une phase différente, comme par la réaction entre H<sub>2</sub> et I<sub>2</sub>  dans lequel le catalyseur est la surface du récipient, un solide. Dans ce cas nous parlons d&rsquo;un catalyseur hétérogène. Il existe au moins 4 étapes de l&rsquo;action du catalyseur. Nous allons les voir dans la réaction de l&rsquo;hydrogénation catalytique de l&rsquo;éthylène :</p>
<p><span style="color: #800080;">Adsorption et activation des réactif s</span>: les espèces qui se trouvent dans le voisinage du catalyseur hétérogène peuvent se lier à lui. En terme d&rsquo;entropie la liaison est assez neutre : les espèces proviennent d&rsquo;un liquide à lier sur une surface où beaucoup de places sont possibles. Il existe donc un grand nombre de configurations possibles sur la surface.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine711.png" rel="lightbox-37"><img class="alignnone size-full wp-image-5220" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine711.png" alt="kine71" width="643" height="191" /></a></p>
<p><span style="color: #800080;">Migration des réactifs sur la surface :</span> les réactifs doivent être à proximité les uns des autres  pour réagir ensemble</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine72.png" rel="lightbox-38"><img class="alignnone  wp-image-5221" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine72.png" alt="kine72" width="318" height="167" /></a></p>
<p><span style="color: #800080;">Réactions</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine73.png" rel="lightbox-39"><img class="alignnone size-full wp-image-5222" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine73.png" alt="kine73" width="509" height="117" /></a></p>
<p><span style="color: #800080;">La désorption des produits </span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine74.png" rel="lightbox-40"><img class="alignnone size-full wp-image-5223" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine74.png" alt="kine74" width="221" height="146" /></a></p>
<p>Dans le cas d&rsquo;un catalyseur homogène le catalyseur est juste une espèce qui intervient au cours de la réaction mais non consommé par elle. Dans des niveaux élevés de l&rsquo;atmosphère, le NO agit comme un catalyseur dans la destruction de l&rsquo;ozone.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Le cas de la couche d&rsquo;ozone :</span></strong></p>
<p>La formule de l&rsquo;ozone est O<sub>3</sub>. Cette molécule est sensible aux rayons UV qui la divise en O2 et un radical O<sup>.</sup>. Un radical est une espèce ou une molécule qui a des électrons de valence non appariés et qui est très réactif. Il est généralement le résultat d&rsquo;une dissociation homolytique, à savoir les électrons de la liaison sont partagés de manière égale entre les deux atomes. Il est si réactif qu&rsquo;il peut briser des molécules voisines pour former une liaison. Nous utilisons des radicaux pour produire des polymères (qui seront vus dans le chapitre correspondant) et aussi dans les produits antibactériens. Le bon point de l&rsquo;utilisation de l&rsquo;ozone comme un produit antibactérien est qu&rsquo;il rejette l&rsquo;oxygène O2 en tant que déchet, de sorte qu&rsquo;il est propre pour l&rsquo;environnement.</p>
<p>La destruction de l&rsquo;ozone se fait en deux étapes : la première étape est la dissociation d&rsquo;un radical O<sup>. </sup>sous le rayonnant de photons UV.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine76.png" rel="lightbox-41"><img class="alignnone size-full wp-image-5237" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine76.png" alt="kine76" width="133" height="67" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le radical peut réagir avec l&rsquo;O2 (réaction inverse) pour revenir à l&rsquo;ozone ou de réagir avec une autre molécule d&rsquo;ozone pour former plus d&rsquo;O2.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine77.png" rel="lightbox-42"><img class="alignnone size-full wp-image-5238" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine77.png" alt="kine77" width="130" height="21" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au total on obtient 3 O2 à partir de 2 molécules O3.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine78.png" rel="lightbox-43"><img class="alignnone size-full wp-image-5239" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine78.png" alt="kine78" width="139" height="146" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le radical O<sup>.</sup> n&rsquo;est pas un catalyseur de la réaction même si nous ne trouvons pas dans la réaction globale car elle est produite et consommée pendant la réaction. C&rsquo;est une espèce qui est déjà présente dans le système dès le début et qui reste dans le système une fois que la réaction est terminée. La vitesse que nous trouvons expérimentalement est :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine79.png" rel="lightbox-44"><img class="alignnone size-full wp-image-5240" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine79.png" alt="kine79" width="150" height="53" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&rsquo;est pas la vitesse que nous pourrions nous attendre d&rsquo;une réaction en une seule étape. Nous pouvons faire l&rsquo;analyse cinétique de la réaction. L&rsquo;étape de détermination de cette réaction est la deuxième réaction.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine80.png" rel="lightbox-45"><img class="alignnone size-full wp-image-5241" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine80.png" alt="kine80" width="121" height="26" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La concentration du radical est difficile à déterminer mais nous pouvons encore faire les mêmes hypothèses que nous avons faites avec la réaction entre H<sub>2</sub> et I<sub>2 </sub>: la concentration du produit intermédiaire ne change pas et la première réaction est à l&rsquo;équilibre :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine811.png" rel="lightbox-46"><img class="alignnone size-full wp-image-5242" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine811.png" alt="kine81" width="181" height="131" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">On peut insérer cela dans l&rsquo;expression de la vitesse :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine82.png" rel="lightbox-47"><img class="alignnone size-full wp-image-5243" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine82.png" alt="kine82" width="541" height="57" /></a></p>
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		<title>Chapitre 4 : Cinétique chimique, équilibre</title>
		<link>http://brussels-scientific.com/?p=5167</link>
		<comments>http://brussels-scientific.com/?p=5167#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2015 06:18:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La cinétique chimique est l&#8217;étude de la vitesse des réactions. La vitesse de réaction est déterminée par la variation de la quantité d&#8217;espèces par unité de temps. Habituellement nous considérons les concentrations pour les espèces en solution et nous considérons les pressions pour les gaz. La vitesse d&#8217;une réaction est rarement constante et positive jusqu&#8217;à [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La cinétique chimique est l&rsquo;étude de la vitesse des réactions. La vitesse de réaction est déterminée par la variation de la quantité d&rsquo;espèces par unité de temps. Habituellement nous considérons les concentrations pour les espèces en solution et nous considérons les pressions pour les gaz.</p>
<p style="text-align: justify;">La vitesse d&rsquo;une réaction est rarement constante et positive jusqu&rsquo;à ce que le système atteigne l&rsquo;équilibre. A l&rsquo;équilibre la vitesse de réaction est égale à zéro.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">L&rsquo; équilibre :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">imaginons la réaction suivante :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kinetics1.png" rel="lightbox-0"><img class=" size-full wp-image-5037 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kinetics1.png" alt="kinetics1" width="168" height="27" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;équilibre est atteint lorsque les concentrations des espèces ne varient plus dans le temps. La constante d&rsquo;équilibre, qui exprime la loi d&rsquo;action de masse, est :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kinetics2.png" rel="lightbox-1"><img class=" size-full wp-image-5038 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kinetics2.png" alt="kinetics2" width="118" height="55" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La constante de la réaction inverse (de droite à gauche) est K &lsquo;= 1 / K et si l&rsquo;on considère un multiple n de cette réaction on aura :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kinetics3.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-5039 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kinetics3.png" alt="kinetics3" width="211" height="23" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">K&nbsp;&raquo;= K<sup>n</sup> parce que les coefficients stoechiométriques sont les exposants de l&rsquo;expression de la constante d&rsquo;équilibre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les unités de K dépendent de la réaction. Par exemple la réaction de Haber qui génère de l&rsquo;ammoniac et que nous avons déjà rencontré avant :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine43.png" rel="lightbox-3"><img class=" size-full wp-image-5153 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine43.png" alt="kine43" width="240" height="27" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">a une constante d&rsquo;équilibre Kp qui dépend de la pression des réactifs et des produits.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine44.png" rel="lightbox-4"><img class=" size-full wp-image-5154 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine44.png" alt="kine44" width="228" height="61" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les unités de K dépendent donc de la quantité des différents produits et réactifs et de leurs coefficients stoechiométriques. Nous notons la constante avec un P parce que nous considérons habituellement  les constantes d&rsquo;équilibre en terme de concentrations que nous pouvons désigner K<sub>c</sub>. Il y a une relation entre K<sub>c</sub> et K<sub>p</sub> que nous trouvons avec la loi des gaz parfaits PV = nRT</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine45.png" rel="lightbox-5"><img class=" size-full wp-image-5155 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine45.png" alt="kine45" width="160" height="45" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La relation entre la pression et la concentration est ainsi simplement une multiplication par RT. Dans l&rsquo;expression de K ce RT est également à la puissance du coefficient stoechiométrique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la réaction de Haber nous trouvons :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine46.png" rel="lightbox-6"><img class=" size-full wp-image-5156 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine46.png" alt="kine46" width="388" height="63" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas des phases condensées nous ne tiendrons pas compte de la concentration ni de la pression parce que les interactions entre les espèces doivent être prises en compte. Nous considérerons l&rsquo;activité des espèces à la place de ces paramètres. L&rsquo;activité est proportionnelle à la concentration d&rsquo;une espèce ou à sa pression multipliée par un coefficient γ. L&rsquo;équilibre peut être hétérogène si toutes les espèces qui interviennent dans la réaction ne sont pas de la même phase. Dans ce cas aussi nous considérerons les activités de l&rsquo;espèce à la place de leur concentration ou de leur pression. Par exemple la réaction :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine47.png" rel="lightbox-7"><img class=" size-full wp-image-5157 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine47.png" alt="kine47" width="254" height="26" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">est une réaction où deux solides et un gaz coexistent. Il a la constante d&rsquo;équilibre suivante :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine48.png" rel="lightbox-8"><img class=" size-full wp-image-5158 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine48.png" alt="kine48" width="157" height="54" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous choisissons volontairement une réaction impliquant des solides parce que leur activité est égale à 1. La constante est donc tout simplement proportionnelle à la pression de CO<sub>2</sub>. Dans un système fermé la réaction n&rsquo;aura  pas lieu même si nous augmentons la quantité de réactif. La réaction est seulement limitée par la pression du gaz.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour déterminer le sens d&rsquo;une réaction nous comparons la constante d&rsquo;équilibre K avec le coefficient réactif Q. Le Q est déterminé à partir des concentrations initiales mises en présence.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la réaction :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine4.png" rel="lightbox-9"><img class=" size-full wp-image-5045 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine4.png" alt="kine4" width="214" height="25" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">le coefficient Q et la constante d&rsquo;équilibre K sont respectivement</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine5.png" rel="lightbox-10"><img class=" size-full wp-image-5046 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine5.png" alt="kine5" width="403" height="58" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;on considère un système de 5l contenant les quantités suivantes de chaque espèce :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine6.png" rel="lightbox-11"><img class=" size-full wp-image-5047 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine6.png" alt="kine6" width="380" height="30" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Étant donné qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de produit dans cette composition la réaction ira évidemment de la gauche vers la droite. Il est impossible d&rsquo;obtenir des concentrations négatives. La réaction va se poursuivre jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle atteigne l&rsquo;équilibre ou que la totalité de l&rsquo;un des réactifs soit consommée. On peut déterminer la concentration de chaque espèce à l&rsquo;équilibre avec le procédé suivant :</p>
<p style="text-align: justify;">Nous déterminons les concentrations des espèces. Ici nous avons donné le volume du récipient et le nombre de moles de chaque espèce. Nous les écrivons dans un tableau et supposons qu&rsquo;une concentration x sera consommée pour atteindre l&rsquo;équilibre. La même quantité (exprimée en rapports stoechiométriques) de produit a, sera formée :</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-5048 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine7.png" alt="kine7" width="751" height="81" /></p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous connaissons la valeur de K nous pouvons déterminer x et donc la concentration de chaque espèce.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine8.png" rel="lightbox-12"><img class=" size-full wp-image-5049 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine8.png" alt="kine8" width="356" height="58" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette équation du second degré donne deux solutions mais l&rsquo;une est négative et donc impossible (concentration négative est impossible). Nous pouvons ainsi déterminer les concentrations à l&rsquo;équilibre pour toutes les espèces.</p>
<p style="text-align: justify;">Si K est faible, par exemple dans la réaction, cela signifie que la réaction ne consomme pas beaucoup de réactifs.</p>
<p style="text-align: justify;">à K=1.6 10<sup>-5</sup> mole/l. Si nous commençons la réaction avec seulement 1 mole de NOCl (g) nous allons consommer 0.03mole/l de celui-ci.<br />
<a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine10.png" rel="lightbox-13"><img class="alignnone size-full wp-image-5055 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine10.png" alt="kine10" width="750" height="79" /></a><img class="alignnone size-full wp-image-5054 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine11.png" alt="kine11" width="384" height="59" /></p>
<p style="text-align: justify;">En supposant que x est faible la partie inférieure de la fraction est simplifiée et :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine12.png" rel="lightbox-14"><img class=" size-full wp-image-5053 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine12.png" alt="kine12" width="423" height="25" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;hypothèse selon laquelle 2x &lt;&lt;&lt; 1 est correcte. Une petite constante d&rsquo;équilibre signifie également que la réaction inverse est plus favorable (K &lsquo;= 1/K).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Température d&rsquo;inversion :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;équilibre dépend de la température. Nous avons vu dans les sections de la thermodynamique que :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine13.png" rel="lightbox-15"><img class=" size-full wp-image-5070 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine13.png" alt="kine13" width="341" height="39" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A une température donnée, les réactions vont dans un sens mais si nous augmentons la température suffisamment la réaction va aller dans la direction opposée. La température à laquelle l&rsquo;inversion de la direction de la réaction se produit est la température d&rsquo;inversion qui est égale à :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine14.png" rel="lightbox-16"><img class=" size-full wp-image-5071 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine14.png" alt="kine14" width="174" height="22" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si la réaction est effectuée à la p = 1 atm, nous pouvons trouver cette température à partir des tables de ΔH<sup>0</sup> et ΔS<sup>0</sup>:</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine15.png" rel="lightbox-17"><img class=" size-full wp-image-5072 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine15.png" alt="kine15" width="371" height="53" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">La modification de l&rsquo;équilibre :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant si l&rsquo;on considère un système à l&rsquo;équilibre et que nous appliquons une modification sur ce système, Le Chatelier énonça que l&rsquo;équilibre va changer pour contrebalancer cette modification.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <em>Ajout d&rsquo;un substrat </em>: l&rsquo;équilibre va consommer plus de ce constituant ou  produire moins de celui-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple prenons une réaction à l&rsquo;équilibre :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine21.png" rel="lightbox-18"><img class=" size-full wp-image-5074 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine21.png" alt="kine21" width="170" height="25" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">si nous ajoutons plus de A dans le système l&rsquo;équilibre va se déplacer vers la droite pour consommer une partie du réactif ajouté :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine16.png" rel="lightbox-19"><img class=" size-full wp-image-5075 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine16.png" alt="kine16" width="314" height="60" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">si on ajoutait une certaine C (un produit) l&rsquo;équilibre serait déplacé vers la gauche :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine17.png" rel="lightbox-20"><img class=" size-full wp-image-5076 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine17.png" alt="kine17" width="318" height="60" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333300;">Une autre façon de modifier l&rsquo;équilibre est d&rsquo;éliminer les produits du système pour déplacer l&rsquo;équilibre vers la droite.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine18.png" rel="lightbox-21"><img class=" size-full wp-image-5077 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine18.png" alt="kine18" width="333" height="92" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour optimiser la vitesse d&rsquo;une réaction, on peut donc ajouter des réactifs et retirer les produits en permanence.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine19.png" rel="lightbox-22"><img class=" size-full wp-image-5078 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine19.png" alt="kine19" width="423" height="148" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<em>Température </em>: l&rsquo;équilibre dépend de la température, comme nous l&rsquo;avons vu ci-dessus. L&rsquo;effet sera différent pour une réaction exothermique ou une réaction endothermique. En effet :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine22.png" rel="lightbox-23"><img class=" size-full wp-image-5079 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine22.png" alt="kine22" width="196" height="44" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">la variation de température affecte l&rsquo;exponentielle avec ΔH<sup>0</sup>. Si ΔH<sup>0</sup>&lt;0, soit il est une réaction exothermique, K diminue comme résultat d&rsquo;une augmentation de la température et la réaction est donc moins efficace. Au cours d&rsquo;une réaction exothermique la chaleur est un produit de la réaction :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine20.png" rel="lightbox-24"><img class=" size-full wp-image-5080 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine20.png" alt="kine20" width="369" height="61" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">et la température augmente si la chaleur de l&rsquo;équilibre est déplacé vers la gauche. Si la réaction est endothermique (la réaction inverse par exemple), une augmentation de température aide la réaction à se dérouler (plus de chaleur est disponible pour être absorbée). L&rsquo;équilibre est donc déplacée vers la droite.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <em>pression/volume </em>: au cours des réactions impliquant des gaz, une diminution du volume  déplacera l&rsquo;équilibre vers le côté où il y a moins de moles de gaz. Dans la réaction précédente l&rsquo;équilibre sera déplacé vers la droite car on génère deux moles de gaz à partir de 4. On peut également déplacer l&rsquo;équilibre par addition d&rsquo;un gaz inerte qui augmentera la pression sans aucune modification de la réaction chimique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><em><span style="text-decoration: underline;">Experimental determination of K, ΔH<sup>0</sup> and ΔS<sup>0</sup></span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">On sait que l&rsquo;équilibre est déplacé par une modification de la température. Imaginons que nous voulons connaître les valeurs de K, ΔH<sup>0</sup> et ΔS<sup>0</sup> d&rsquo;un processus de dissolution comme :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine26.png" rel="lightbox-25"><img class="alignnone size-full wp-image-5087" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine26.png" alt="kine26" width="260" height="27" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">on sait que s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de Ag<sup>+</sup> ou Cl<sup>&#8211; </sup>dans la solution avant la réaction leur concentration sera égale car durant la réaction chaque ion est produit de manière égale. Comme les solides ont une activité a = 1, la constante de dissociation est Ks :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine27.png" rel="lightbox-26"><img class="alignnone size-full wp-image-5088" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine27.png" alt="kine27" width="185" height="30" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La concentration en ions est donc égale à la racine carrée de la constante de dissociation. A une température donnée on peut donc mesurer la concentration à l&rsquo;équilibre de l&rsquo;un des ions pour déterminer la valeur de K. On peut faire cela à plusieurs températures et tracer la relation entre la température et K.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine23.png" rel="lightbox-27"><img class="alignnone size-full wp-image-5089" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine23.png" alt="kine23" width="465" height="275" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous voyons que la constante de dissociation K augmente avec la température ce qui signifie que, si nous augmentons la température, nous pouvons dissoudre plus  de AgCl en solution. AgCl n&rsquo;est pas très soluble dans l&rsquo;eau : seulement &#8230;. mg par litre va se dissoudre (la racine carrée de K<sub>s</sub>   donne la concentration). Mais nous pouvons trouver plus d&rsquo;informations à partir de cette relation. Nous connaissons déja l&rsquo;équation reliant K et T :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine28.png" rel="lightbox-28"><img class="alignnone size-full wp-image-5090" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine28.png" alt="kine28" width="199" height="30" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si nous traçons ln K en fonction de 1/T nous trouvons une ligne droite dont la pente est égale à  ΔH<sup>0</sup>/R :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine25.png" rel="lightbox-29"><img class="alignnone size-full wp-image-5091" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine25.png" alt="kine25" width="703" height="455" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;intersection avec l&rsquo;axe à 1/T = 0  nous donnera ΔS<sup>0</sup>/R. Sur la figure l&rsquo;axe n&rsquo; est pas à 1/T = 0 et l&rsquo;intersection de la courbe avec l&rsquo;axe ne signifie rien.</p>
<p style="text-align: justify;">Chez le vivant ΔG est généralement très proche de zéro, de sorte qu&rsquo;un stimulus peut permettre à une réaction d&rsquo;avoir lieu. Dans notre corps, beaucoup de réactions, qui seraient normalement impossibles, fonctionnent car elles sont couplées avec l&rsquo;élimination du phosphore d&rsquo;un ATP pour permettre au processus d&rsquo;avoir lieu. L&rsquo;ATP est une réserve d&rsquo;énergie de notre corps.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>La cinétique chimique :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">la cinétique est un domaine de la chimie qui étudie la vitesse des réactions. La vitesse de réaction peut dépendre des conditions de la réaction. Par exemple lorsque nous avons mis H<sub>2</sub>(g) et O<sub>2</sub>(g) nous ne produisons pas de l&rsquo;eau spontanément :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine30.png" rel="lightbox-30"><img class=" size-full wp-image-5098 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine30.png" alt="kine30" width="238" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette réaction a une ΔG<sup>0</sup> très négatif. Cependant, si nous produisons une étincelle, la réaction va aller très vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vu que la température a une influence sur l&rsquo;équilibre des réactions. Au SCTP, la formation d&rsquo;ammoniac a une ΔG<sup>0</sup> négative mais elle devient positive à des températures de plus de 434 K.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine31.png" rel="lightbox-31"><img class=" size-full wp-image-5099 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine31.png" alt="kine31" width="246" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sans variation de température une réaction peut être accélérée si l&rsquo;on utilise un catalyseur. Nous allons discuter des catalyseurs plus loin dans ce chapitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut donc être important de connaître la vitesse des réactions en fonction de plusieurs paramètres afin d&rsquo;optimiser la production d&rsquo;une molécule particulière, la destruction de certains déchets ou tout autre procédé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff; text-decoration: underline;">Vitesse de réaction :</span></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La vitesse d&rsquo;une réaction est une variation de la concentration des espèces engagées dans la réaction en fonction du temps. Elle est toujours positif. Comme il peut y avoir plusieurs coefficients stoechiométriques différents, nous devons nous entendre sur la définition de la vitesse d&rsquo;une réaction parce que les concentrations ne varient pas de la même façon. Pour obtenir cette vitesse on divise la variation dans le temps de la concentration des espèces correspondantes par le coefficient stoechiométrique. Dans la réaction :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine32.png" rel="lightbox-32"><img class=" size-full wp-image-5100 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine32.png" alt="kine32" width="158" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">nous ne considérons qu&rsquo;une seule vitesse de réaction qui est :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine33.png" rel="lightbox-33"><img class=" size-full wp-image-5101 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine33.png" alt="kine33" width="297" height="52" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les concentrations des réactifs diminuent au fil du temps et la vitesse est de signe opposé à la variation de leur concentrationb :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine29.png" rel="lightbox-34"><img class=" size-full wp-image-5102 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine29.png" alt="kine29" width="463" height="311" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant la réaction la vitesse dépend de la concentration de toutes les espèces impliquées.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine34.png" rel="lightbox-35"><img class=" size-full wp-image-5103 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine34.png" alt="kine34" width="208" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">les coefficients α, β et γ sont de l&rsquo;ordre de la réaction en ce qui concerne les espèces correspondantes et leur somme α + β + γ est de l&rsquo;ordre global de la réaction. L&rsquo;ordre de la réaction à l&rsquo;égard de l&rsquo;une des espèces est souvent leur coefficient stoechiométrique mais pas systématiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&rsquo;équilibre la vitesse de la réaction dans une direction est égale à la vitesse de la réaction dans l&rsquo;autre sens :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine35.png" rel="lightbox-36"><img class=" size-full wp-image-5104 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine35.png" alt="kine35" width="57" height="22" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">il est faux de dire que v = 0. Les deux réactions ont la même vitesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début de la réaction on peut négliger les concentrations des produits de la réaction dans l&rsquo;expression de la vitesse car β = γ = 0. La vitesse au début de la réaction est donc simplement :</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine36.png" rel="lightbox-37"><img class=" size-full wp-image-5106 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine36.png" alt="kine36" width="113" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Méthode intégrale :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut déterminer l&rsquo;ordre de la réaction en ce qui concerne une espèce en gardant constante la concentration des autres réactifs. Fondamentalement nous mettons les réactifs en excès, sauf pour les espèces que nous voulons étudier. De cette façon seulement une concentration varie de façon significative. Pendant la réaction on détecte la variation de la concentration de l&rsquo;espèce cible dans le temps :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine37.png" rel="lightbox-38"><img class="alignnone size-full wp-image-5124" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine37.png" alt="kine37" width="679" height="400" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous concentrons sur la période de temps juste après le début de la réaction. Avant cela il n&rsquo;y a pas de variation à détecter (le réactif n&rsquo;est probablement même pas dans la solution) puis les produits peuvent jouer un rôle dans la vitesse de réaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la réaction est de l&rsquo;ordre 1 à l&rsquo;égard de l&rsquo;espèce cible, la vitesse est :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine39.png" rel="lightbox-39"><img class=" size-full wp-image-5125 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine39.png" alt="kine39" width="328" height="91" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">et ainsi nous pouvons trouver une ligne droite lorsque nous traçons ln [A] en fonction du temps dont la pente est -ak :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine38.png" rel="lightbox-40"><img class="alignnone size-full wp-image-5126" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine38.png" alt="kine38" width="730" height="227" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;ordre = 2, les ln [A] ne donnera pas une ligne droite, mais 1/[A] le fera. Dans ce cas la pente est ak :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine40.png" rel="lightbox-41"><img class=" size-full wp-image-5127 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine40.png" alt="kine40" width="329" height="121" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La commande peut également être égal à zéro, ce qui signifie que la concentration du réactif n&rsquo;a pas d&rsquo;importance (sauf pour de très faibles concentrations). Cela signifie que la réaction est limitée par quelque chose d&rsquo;autre. Nous observons souvent un ordre zéro réaction en présence d&rsquo;un catalyseur.</p>
<p style="text-align: justify;">Un catalyseur est une espèce qui affecte la réaction mais n&rsquo;est  pas consommé pendant la réaction. Les catalyseurs les plus communs sont des solides mais certains catalyseurs sont des liquides. Sur les catalyseurs solides les réactifs peuvent se lier. En raison de cette nouvelle liaison, les liaisons dans le réactif sont plus faibles et la réactivité est améliorée. La réaction est ainsi limitée par l&rsquo;espace disponible sur le catalyseur. La solution est mélangée au cours de la réaction afin qu&rsquo;il y ait toujours des réactifs au voisinage du catalyseur. Sinon, les réactifs, seront de plus en plus loin du catalyseur au fur et à mesure que le temps passe. L&rsquo;évolution de la concentration serait plus complexe dans ce cas. Nous allons discuter plus longuement à propos des catalyseurs dans un autre chapitre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Méthode des vitesses initiales :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu d&rsquo;utiliser des excès de réactifs, nous pouvons faire plusieurs expériences et varier chaque fois la concentration d&rsquo;une espèce. La réaction suivante :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine42.png" rel="lightbox-42"><img class=" size-full wp-image-5131 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine42.png" alt="kine42" width="475" height="24" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">n&rsquo;est évidemment pas une simple réaction. La vitesse dépend simultanément des trois réactifs BrO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup>, Br<sup>&#8211;</sup> et H<sup>+</sup>. Nous faisons d&rsquo;abord la réaction avec des concentrations identiques [BrO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup>] = [Br<sup>&#8211;</sup>] = [H<sup>+</sup>] = 0,1. On analyse l&rsquo;évolution de la concentration d&rsquo;une espèce en fonction du temps et on ne considère que la variation de la concentration directement après le début de la réaction pour déterminer une vitesse de la réaction.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine41.png" rel="lightbox-43"><img class="alignnone size-full wp-image-5132" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/kine41.png" alt="kine41" width="633" height="283" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un second temps nous faisons la même réaction mais modifions la concentration d&rsquo;un réactif. La vitesse de réaction va changer en conséquence et nous pouvons déterminer l&rsquo;ordre pour chaque espèce. Finalement lorsque nous savons tous les ordres  nous pouvons déterminer la valeur de k.</p>
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		<title>Chapitre 3 : thermodynamique &#8211; deuxième et troisième principes</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2015 14:17:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dr ABDOLMOHAMMADI AKBAR]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème année]]></category>
		<category><![CDATA[Chimie]]></category>
		<category><![CDATA[Universitaire Base]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Deuxième principe : Augmentation de l&#8217;entropie : l&#8217;entropie dans l&#8217;univers augmente au fil du temps. L&#8217;entropie est une mesure du trouble d&#8217;un système. La deuxième loi de la thermodynamique a plusieurs formulations mais la plus commune est que le processus est si spontané, sans influence extérieure (système isolé), il induit une augmentation de l&#8217;entropie dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Deuxième principe :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Augmentation de l&rsquo;entropie : l&rsquo;entropie dans l&rsquo;univers augmente au fil du temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro1.png" rel="lightbox-0"><img class=" size-full wp-image-4897 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro1.png" alt="entro1" width="154" height="52" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;entropie est une mesure du trouble d&rsquo;un système. La deuxième loi de la thermodynamique a plusieurs formulations mais la plus commune est que le processus est si spontané, sans influence extérieure (système isolé), il induit une augmentation de l&rsquo;entropie dans l&rsquo;univers.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple si deux réservoirs sont reliés, l&rsquo;un étant vide et l&rsquo;autre plein de gaz, le gaz aura spontanément occupé l&rsquo;ensemble du système même s&rsquo;il ne comporte pas de variation de l&rsquo;énergie.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entropie3.png" rel="lightbox-1"><img class=" size-full wp-image-4898 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entropie3.png" alt="entropie3" width="860" height="590" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le gaz se dilate car il y a plus de postes à occuper dans un plus grand volume. Une autre définition de l&rsquo;entropie est un système qui tend à changer à l&rsquo;état le plus probable.</p>
<p style="text-align: justify;">Imaginez une petite boîte avec seulement quelques postes disponibles. Deux particules sont dans cette boîte et chacune occupe un seul endroit. Plusieurs combinaisons sont possibles :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entropie2.png" rel="lightbox-2"><img class="alignnone size-full wp-image-4899" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entropie2.png" alt="entropie2" width="603" height="283" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si nous augmentons le volume de la boîte la quantité de possibilités augmente de façon exponentielle. Il est une entropie de la position/disposition. La formule de ce genre d&rsquo;entropie pour une particule est :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro2.png" rel="lightbox-3"><img class=" size-full wp-image-4900 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro2.png" alt="entro2" width="87" height="24" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ω étant la quantité de configurations possibles pour cette particule.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le volume contenant cette particule passe d&rsquo;un volume V1 à un volume V2, la variation de l&rsquo;entropie est :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro3.png" rel="lightbox-4"><img class=" size-full wp-image-4901 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro3.png" alt="entro3" width="347" height="52" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de positions pour une particule est directement proportionnelle au volume et :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro4.png" rel="lightbox-5"><img class=" size-full wp-image-4902 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro4.png" alt="entro4" width="101" height="57" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les gaz dilués le volume des particules est négligeable en ce qui concerne le volume du système. En conséquence nous pouvons à peine ignorer la présence d&rsquo;autres particules dans la formule et dire que pour les particules N<sub>A </sub>(1 mole) :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro5.png" rel="lightbox-6"><img class=" size-full wp-image-4903 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/entro5.png" alt="entro5" width="104" height="54" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vu plus  tôt que dans la dilatation d&rsquo;un gaz l&rsquo;énergie était une fonction d&rsquo;état mais que le travail et la chaleur ne l&rsquo;étaient pas et donc la façon dont le processus se déroule a une influence sur le travail et sur la chaleur. La troisième voie que nous avons discutée a été le processus isotherme pour lequel nous avons trouvé une expression pour le travail :</p>
<p style="text-align: justify;">Ce processus étant isotherme par conséquent :</p>
<p style="text-align: center;">ΔE=q+W=0.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons donc trouver la variation d&rsquo;entropie pour ce processus à partir de la chaleur. Si le gaz se dilate la chaleur pénètre dans le système (il sera un processus endothermique).</p>
<p style="text-align: justify;">La variation d&rsquo;entropie est donc équivalente à la quantité de chaleur que le gaz doit absorber pour maintenir sa température constante.</p>
<p style="text-align: justify;">Les états de la matière n&rsquo;ont pas  la même entropie. Un gaz a une entropie supérieure à un liquide et celui-ci a une entropie plus grand que celle d&rsquo;un solide. Nous pouvons facilement le comprendre par l&rsquo;utilisation de la répartition des particules dans une petite boîte.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un gaz (parfait) les particules n&rsquo;ont pas d&rsquo;interactions entre elles. Elles peuvent donc occuper une position quelconque du volume sans restriction. Dans un liquide les particules interagissent ensemble et restent groupées, mais la forme de leur assemblage n&rsquo; est pas fixe. Les possibilités sont donc plus limitées que pour un gaz. Dans un solide les particules sont complètement fixes dans une forme donnée. Les positions qu&rsquo;un solide peut prendre sont donc plus limitées que celles qu&rsquo; un liquide peut prendre et de la même façon celles d&rsquo;un liquide sont plus limitées que pour un gaz.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe des tables d&rsquo;entropies standards  sur lesquelles on peut trouver l&rsquo;entropie des molécules dans un état donné à 298K.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer plusieurs cas peuvent être distingués. Un processus se produit si la production d&rsquo;entropie dans l&rsquo;univers est positif. Cette production d&rsquo;entropie est composée de la variation de l&rsquo;entropie dans le système et dans l&rsquo;environnement. L&rsquo;un de ces composants de l&rsquo;entropie peut être négatif si l&rsquo;autre composant est positif et plus grand en valeur absolue.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand une réaction produit un gaz la variation de l&rsquo;entropie est positive. Si cette réaction est exothermique la chaleur est transmise à l&rsquo;environnement ce qui signifie que son entropie augmente. Cette réaction est donc spontanée. Si la réaction est endothermique la variation de l&rsquo;entropie de l&rsquo;environnement aurait été négative. La réaction peut encore être spontanée si la production d&rsquo;entropie de la réaction est supérieure à la diminution de l&rsquo;entropie dans l&rsquo;environnement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Cycle de Carnot :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Léonard Sadi Carnot a proposé un moyen de convertir l&rsquo;énergie thermique en travail. C&rsquo;est un cycle thermodynamique, à savoir une série de transformations de l&rsquo;Etat qui ramène à l&rsquo;état initial, composé de deux processus isothermes (pas de variation de température) et deux processus adiabatiques (pas d&rsquo;échange de chaleur avec l&rsquo;environnement). Tous les processus sont réversibles et le cycle peut donc être fait dans le sens inverse : la conversion de travail en une différence de température.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;installation est constituée d&rsquo;un réservoir dont le volume peut varier et qui peut être en contact avec deux corps ayant une température de T1 et T2 respectivement, T1 étant supérieur à T2 .</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/carnot2.png" rel="lightbox-7"><img class="alignnone size-full wp-image-4923" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/carnot2.png" alt="carnot2" width="750" height="451" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800080;">Première étape</span> : l&rsquo;expansion isotherme du gaz au T<sub>1</sub>. Le réservoir est en contact avec le corps chaud à T<sub>1</sub>. La chaleur q<sub>1</sub> est échangée entre le corps et le réservoir de gaz qui se dilate sans variation de température. Il y a donc une variation de l&rsquo;entropie :</p>
<p style="text-align: center;">ΔS<sub>1</sub>=q<sub>1</sub>/T<sub>1</sub>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800080;">Deuxième étape :</span> l&rsquo;expansion adiabatique du gaz. Au cours de cette deuxième étape il n&rsquo;y a pas d&rsquo;échange de chaleur mais le volume du gaz continue à augmenter, faire du travail sur le piston et se refroidir du T<sub>1</sub> au T<sub>2</sub>. Le corps à T = T<sub>1</sub> n&rsquo;est plus en contact avec le réservoir. Comme il n&rsquo;y a pas d&rsquo;échange de chaleur, il n&rsquo;y a pas de variation de l&rsquo;entropie.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800080;">Troisième étape :</span> la compression isotherme du gaz au T<sub>2</sub>. Le réservoir est maintenant en contact avec le second corps à T = T<sub>2</sub> ce qui provoque un transfert de chaleur q<sub>2</sub> tandis qu&rsquo;une compression est appliquée par le piston en maintenant la température constante. Il y a donc une variation de l&rsquo;entropie :</p>
<p style="text-align: center;">ΔS<sub>2</sub>=q<sub>2</sub>/T<sub>2</sub>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800080;">Quatrième étape :</span> la compression adiabatique du gaz. Le corps à T = T<sub>2</sub> n&rsquo;est plus en contact et il n&rsquo;y a pas de possibilité de transfert de chaleur. Le volume du gaz continue à diminuer  tandis que sa température  change  de T = T<sub>2</sub> à T = T<sub>1</sub>. A la fin de cette étape le système est à nouveau dans les conditions (volume, température et pression) de l&rsquo;état initial.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cycle peut être tracé dans le diagramme de phase pV comme indiqué ci-dessous :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/carnot.png" rel="lightbox-8"><img class=" size-full wp-image-4924 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/carnot.png" alt="carnot" width="611" height="452" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;efficacité de la R = W/q<sub>1</sub> du cycle de Carnot serait de 100% si tout le travail W a été transformé en chaleur q. Le travail ici est la différence du chauffage q<sub>1</sub>-q<sub>2</sub>  parce AE = 0 = q + W (système isolé, les organismes à T<sub>1</sub> et T<sub>2</sub> étant dans le système). Par conséquent :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/carnot4b.png" rel="lightbox-9"><img class=" size-full wp-image-4935 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/carnot4b.png" alt="carnot4b" width="195" height="56" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il est possible de montrer que le rapport q<sub>2</sub>/q<sub>1</sub> est égal au rapport T<sub>2</sub>/T<sub>1</sub>.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class=" size-full wp-image-4934 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/carnot3b.png" alt="carnot3b" width="102" height="59" /></p>
<p style="text-align: justify;">La conséquence est que l&rsquo;efficacité n&rsquo;est jamais de 100%, sauf au T<sub>2</sub> = 0 K, que nous ne pouvons pas atteindre sur la terre. La perte d&rsquo;énergie est provoquée par la production d&rsquo;entropie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">L&rsquo; énergie libre de Gibbs :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour qu&rsquo;une réaction se produise nous venons de voir que deux facteurs sont importants : l&rsquo;enthalpie de réaction (si la réaction est exo ou endothermique) et la variation de l&rsquo;entropie. L&rsquo;énergie libre de Gibbs Ag regroupe les deux facteurs dans une équation :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs2.png" rel="lightbox-10"><img class=" size-full wp-image-4953 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs2.png" alt="gibbs2" width="137" height="23" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une réaction est spontanée si ΔG&lt;0. La relation d&rsquo;entropie et la température montrent clairement que la réaction peut être spontanée à une température donnée mais pas si la température est modifiée :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs3.png" rel="lightbox-11"><img class="alignnone size-full wp-image-4954" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs3.png" alt="gibbs3" width="734" height="256" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons trouver des tables pour  des valeurs standard de ΔH<sup>0</sup> et ΔS<sup>0</sup> et, par conséquent, de ΔG0 pour les réactions de formations de molécules. À différentes températures et  à 1 atm, la relation est :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs4.png" rel="lightbox-12"><img class=" size-full wp-image-4955 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs4.png" alt="gibbs4" width="169" height="28" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Q est le coefficient réactif que nous avons déjà rencontré précédemment :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs5.png" rel="lightbox-13"><img class=" size-full wp-image-4956 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs5.png" alt="gibbs5" width="177" height="59" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, le coefficient réactif de cette réaction :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs6.png" rel="lightbox-14"><img class=" size-full wp-image-4957 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs6.png" alt="gibbs6" width="176" height="23" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">est</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs7.png" rel="lightbox-15"><img class=" size-full wp-image-4958 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs7.png" alt="gibbs7" width="122" height="55" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si ΔG est négative, la réaction va vers la droite, si elle est positive, la réaction va vers la gauche. Si ΔG=0, nous sommes à l&rsquo;équilibre. En conséquence nous pouvons trouver une relation reliant la constante d&rsquo;équilibre K avec l&rsquo;énergie libre de Gibbs :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs8.png" rel="lightbox-16"><img class=" size-full wp-image-4959 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs8.png" alt="gibbs8" width="326" height="39" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Le potentiel chimique :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le <span style="color: #800080;">potentiel chimique μ<sub>i</sub></span> est l&rsquo;énergie d&rsquo;une molécule i qui peut être utilisé au cours d&rsquo;une réaction ou d&rsquo;un procédé physique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #800080;">L&rsquo;équation de Gibbs-Duheim :</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs9.png" rel="lightbox-17"><img class=" size-full wp-image-4982 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs9.png" alt="gibbs9" width="241" height="58" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le dernier terme est donc une variation de l&rsquo;énergie dans le système due à une variation de la quantité de particules dans le système, quelque chose que nous ne prenions pas en compte avant (il sera indiqué entre parenthèses dans les prochaines équations). La relation ci-dessus provient de la définition de G et de H :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/Gibbs10.png" rel="lightbox-18"><img class=" size-full wp-image-4983 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/Gibbs10.png" alt="Gibbs10" width="409" height="67" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les dérivées partielles de ces fonctions sont :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/Gibbs11.png" rel="lightbox-19"><img class=" size-full wp-image-4984 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/Gibbs11.png" alt="Gibbs11" width="716" height="68" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vu que l&rsquo;énergie interne ∂U = ∂q + ∂W- (∑<sub>i</sub>N<sub>i</sub>∂μ<sub>i</sub>) et que ∂S = ∂q / T et que ∂W = -p∂V. Par conséquent :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs12.png" rel="lightbox-20"><img class=" size-full wp-image-4985 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs12.png" alt="gibbs12" width="618" height="298" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le potentiel chimique est donc la variation de l&rsquo;énergie libre de Gibbs à l&rsquo;égard de la variation de concentration d&rsquo;une espèce spécifique en maintenant les autres paramètres (p, T et les concentrations des autres espèces) constants :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs13.png" rel="lightbox-21"><img class=" size-full wp-image-4986 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs13.png" alt="gibbs13" width="131" height="60" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous définissons également le volume molaire partiel :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs14.png" rel="lightbox-22"><img class=" size-full wp-image-4987 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs14.png" alt="gibbs14" width="76" height="56" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est utile pour les gaz. De la loi des gaz parfaits :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs20.png" rel="lightbox-23"><img class=" size-full wp-image-4988 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs20.png" alt="gibbs20" width="70" height="53" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cela nous amène à l&rsquo;expression du potentiel chimique d&rsquo;un gaz :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs15.png" rel="lightbox-24"><img class=" size-full wp-image-4989 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs15.png" alt="gibbs15" width="266" height="143" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En solution la formule est très semblable :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs16.png" rel="lightbox-25"><img class=" size-full wp-image-4990 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs16.png" alt="gibbs16" width="154" height="31" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">nous savons que :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs17.png" rel="lightbox-26"><img class=" size-full wp-image-4991 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs17.png" alt="gibbs17" width="134" height="63" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Donc nous pouvons trouver l&rsquo;expression de ΔG comme une fonction des pressions ou des concentrations des espèces :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs18.png" rel="lightbox-27"><img class=" size-full wp-image-4992 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs18.png" alt="gibbs18" width="559" height="141" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant cela est seulement vrai pour des solutions et des gaz parfaits. Normalement nous devons considérer l&rsquo;activité (<em>a</em>) de chaque molécule :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs19.png" rel="lightbox-28"><img class=" size-full wp-image-4993 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/gibbs19.png" alt="gibbs19" width="287" height="53" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">γ est égal à 1 pour les solutions idéales mais peut varier si la concentration augmente ce qui représente l&rsquo;augmentation des interactions entre les espèces. Cependant l&rsquo;activité <em>a</em> de solides est égale à 1.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Troisième principe :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;entropie d&rsquo;un cristal parfait au zéro absolu est exactement égale à zéro.</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième loi constitue une référence pour l&rsquo;entropie d&rsquo;un cristal pur (et donc à quoi que ce soit) à toute température. Un cristal parfait et pur est un cristal dont la disposition est parfaitement organisée : il n&rsquo;y a pas de défaut, la matrice est régulière et il est composé par une espèce. Au zéro absolu, soit zéro Kelvin, l&rsquo;état du système est au niveau le  moins possible d&rsquo;énergie. Cet état est unique en raison de la mécanique quantique et  c&rsquo;est effectivement le cas : il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule façon de placer les atomes dans un cristal parfait. La quantité de configurations possibles est donc une, ce qui conduit à une entropie égale à :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/3thermo1.png" rel="lightbox-29"><img class=" size-full wp-image-5029 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/3thermo1.png" alt="3thermo1" width="185" height="23" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si un état de base est dégénéré, à savoir qu&rsquo;il y a plusieurs états de même énergie, il existe plusieurs différentes configurations possibles pour Ω et l&rsquo;entropie n&rsquo;est pas égale à 0 mais est très proche de lui. Dès qu&rsquo;il y a un défaut dans le cristal la quantité de configurations possibles augmente et l&rsquo;entropie aussi, conduisant à une certaine énergie que la seconde loi, nous  dit que :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/3thermo2.png" rel="lightbox-30"><img class=" size-full wp-image-5030 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/3thermo2.png" alt="3thermo2" width="76" height="55" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;élévation de température dT due à la chaleur ∂Q est déterminée par la capacité calorifique (cp ≈ CV) du cristal :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/3thermo3.png" rel="lightbox-31"><img class=" size-full wp-image-5031 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/3thermo3.png" alt="3thermo3" width="98" height="27" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #0000ff;">Les conséquences de la troisième loi :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une première conséquence de la troisième loi est que T = 0 K ne peut être atteint par aucun nombre de processus finis. C&rsquo;est dû au fait qu&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul état d&rsquo;énergie minimum. Si nous essayons de changer un paramètre donné d&rsquo;une manière contrôlée, afin que l&rsquo;énergie diminue à chaque fois, il faudrait un nombre infini de répétition pour atteindre le zéro absolu. Il est un peu similaire au problème de la balle : si, à chaque période de temps, une balle se déplace de la moitié de la distance nécessaire pour atteindre son objectif, la cible sera abordée, mais jamais atteinte. Si plusieurs états ont été autorisés à T = 0 K, il serait possible de passer le paramètre pour obtenir l&rsquo;un ou l&rsquo;autre état : une valeur du paramètre se rapproche du système d&rsquo;un état et l&rsquo;autre paramètre se rapproche du système de l&rsquo;autre état. Avec un seul objectif, nous ne pouvons pas passer d&rsquo;une valeur du paramètre à l&rsquo;autre et atteindre l&rsquo;état final. Nous pouvons visualiser cela comme ceci :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/3thermo.png" rel="lightbox-32"><img class=" size-full wp-image-5032 aligncenter" src="http://brussels-scientific.com/wp-content/uploads/2015/07/3thermo.png" alt="3thermo" width="804" height="348" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une deuxième conséquence est que la capacité de chaleur cp et cV  tendent vers zéro quand T tend vers zéro.</p>
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